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SALON DU LIVRE – Trois questions à Régis Jauffret Version imprimable Suggérer par mail
dimanche 25 novembre 2007
À l’occasion du salon du livre Gaudeamus de Bucarest, l’écrivain français Régis Jauffret est venu lancé officiellement la traduction roumaine de son livre "Asiles de fous" (éd. Rao). Un ouvrage qui a reçu le prix Femina 2005. Il s’agit de son deuxième livre traduit en roumain, après "Histoire d’amour" (éd. Leda) au printemps dernier. Le petitjournal l’a rencontré après une séance de dédicaces

Lepetitjournal.com - Quel effet cela vous fait de lancer la traduction de votre deuxième livre en Roumanie ?
Régis Jauffret : Cette traduction est importante pour moi parce que je trouve que les Roumains ont un goût particulier pour la lecture. Pour l’instant, je n’ai pas eu beaucoup de retour de mon premier lancement (ndlr : « Histoire d’amour ») en mai dernier, mais ce rapport individuel avec la littérature m’a frappé. Il est peut-être même plus important qu’en France. C’est aussi l’attirance pour les lettres et la philosophie qui m’a semblé particulièrement forte ici alors que ça se perd dans le monde. C’est dommage.

Comment trouvez-vous ce salon ?
Je suis impressionné par l’intérêt général que l’on a autour de la littérature dans ce pays. L’intérêt des médias notamment. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de chaînes de télévision roumaines et de radios qui s’intéressaient à cet événement. C’est malheureusement bien différent en France où l’on enferme la littérature dans le domaine de la culture. On ghettoïse la littérature dans ce seul domaine.

C’est la première fois que vous venez à Bucarest ?
Oui, et j’ai été très étonné par la grandeur de la ville. Plus que dans le reste de l’Europe, j’ai l’impression que cette capitale est tournée vers l’avenir. Ça me fait penser au Paris du 19ème siècle, sous Napoléon III. Je n’y étais pas, mais c’est un peu comme cela que je me l’imagine : en plein changement. Je pense d’ailleurs que tout va aller très vite à Bucarest. Il y a beaucoup de constructions en cours. On sent que la ville est tournée vers l’avenir et qu’elle n’est pas du tout nostalgique.

Propos recueillis par Jonas Mercier - Photo : J.M. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) lundi 26 novembre 2007

 
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