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Avec plus de 95.630 accidents sur la route entre 2006 et 2007, l’Espagne fait figure de cancre en matière de Sécurité routière. Un problème que le gouvernement espagnol a décidé de résoudre en durcissant les peines relatives à la conduite
Sécurité routière : l'Espagne sévit (Photo LPJ)
De 6 mois à deux ans de prison ferme en cas d’infraction, mettant en péril la vie d’autrui sur la route. Voila le prix à payer pour les futurs automobilistes espagnols qui ne respecteront pas la nouvelle réforme du Code Pénal en matière de Sécurité Relative à la Voie Publique. Votée par l’ensemble des partis à l’exception du PP (Parti populaire), cette loi entrerait en vigueur le 6 décembre prochain, pour le pont de la Constitution. Elle vise à durcir les peines en cas de conduite excessive et sous l’emprise de l’alcool. Selon le ministre de l’Intérieur Alfredo Pérez Rubalcaba, cette réforme est "préventive et dissuasive. Car il n’est pas acceptable qu’un automobiliste puisse conduire à 200 km/h, mettant en risque sa propre vie mais aussi celle des autres".
Attention prison Actuellement, l’Espagne possède une limitation de vitesse semblable à celle de ses voisins européens, comme la France, l’Italie ou le Portugal. En ville, la vitesse autorisée s’élève à 50km/h, 90km/h sur les routes et 120km/h sur les autoroutes. Désormais, les automobilistes mal intentionnés, qui dépasseront largement ces limites, seront davantage réprimés. Etre pris en flagrant délit à 200km/h sur l’autoroute, ou à 110km/h sur les nationales, ne sera plus considéré comme une simple infraction administrative, mais sera passible de prison. En effet, si le conducteur abuse de la vitesse et met concrètement la vie de personnes en danger , il encourra une peine de prison minimale de 6 mois. Dans le cas où ce dernier aurait des antécédents judiciaires, une peine de deux ans de prison ferme lui sera lors infligée. Et si l’automobiliste en état d’ébriété conduit avec plus de 0,60 milligrammes d’alcool dans le sang, une sanction allant jusqu’à deux ans de prison pourrait lui être appliquée. Face à cette nouvelle législation bien plus sévère, les associations d'automobilistes, de motards et de victimes d'accidents de la route ont montré leur satisfaction. Selon le RACE (club automobile d’Espagne), celle-ci était "nécessaire" pour que les répressions sur la péninsule ibérique soient "à la hauteur des pays européens et que la sécurité des automobilistes soit préservée". Rebecca FOURE. (lepetitjournal.com Barcelone) lundi 26 novembre 2007 |