| Ecrit par Marie Varnieu,
le 21-11-2007 23:00
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Les premières réunions tripartites se sont déroulées hier pour la RATP et la SNCF. Pour autant, les syndicats ne s’apprêtent pas à siffler la fin de la mobilisation alors que des actes de sabotage ont été commis sur certaines lignes de TGV Ils ont attendu, attendu et elle est enfin venue : l’heure des négociations entre les manifestants, les syndicats et l’État est arrivée après huit jours de conflit. Hier, la RATP a été la première à ouvrir le bal. Un représentant du ministère du Travail, les représentants syndicaux et la direction se sont assis durant quatre heures autour d’une table pour finalement ressortir avec… la mise en place d’un calendrier et la liste des thèmes à aborder lors des prochaines réunions ! Rien de plus et pourtant, le président de la RATP s’est pris à rêver : "Il n'y a plus aucune raison dans ces conditions de prolonger la grève actuelle que subissent nos usagers de la RATP", a déclaré Pierre Mongin. Toutefois, même après cette très attendue réunion, aucun des syndicats n’a appelé à la reprise du travail. Et surtout pas Sud Rail qui a boycotté l’entrevue. Seule la CGT a annoncé qu’elle laisserait ses adhérents juges pour "apprécier" la situation. Car la table ronde d’hier n’est que le préambule d’une litanie de réunions qui sont appelées à se répéter. La prochaine aura lieu lundi prochain et le cycle des négociations devrait s’achever mi-décembre. D’ici là, la circulation des bus, tramways et métros parisiens aura-t-elle repris ? Les manifestations de rue s’essoufleront-elles ? Le gouvernement lâchera-t-il du lest ? Bien malin celui qui pourrait prévoir l’issue d’un tel mouvement. Des "actes commis par des lâches" Hier après-midi, ce fut le tour au la SNCF de commencer les négociations. Si celles avec la RATP ont eu lieu dans un climat serein, celles de la SNCF ne respiraient pas la tranquillité. La veille, des actes de sabotage ont sérieusement abîmé les réseaux des TGV Est-Atlantique, Nord, Sud-Est. Des incendies de câbles ont entraîné des retards allant d’une à trois heures et le détournement de plusieurs dizaines de trains. Si le Premier ministre François Fillon et les syndicats ont dénoncé à l’unisson ces "actes commis par des lâches" selon la CGT, personne ne sait qui a causé ces dégradations. Nicolas Sarkozy, qui est sorti de sa réserve mardi soir lors du congrès de l’Association des Maires de France, s’est montré très ferme avec les grévistes : "Nous ferons cette réforme. Ce n’est pas une attaque contre les cheminots, les employés de la RATP, des électriciens ou les gaziers. Il s’agit de leur demander, comme à tous les Français, un effort." Le Président s’appuie notamment sur la bonne volonté montrée par la CFDT et son leader Jean-François Chérèque, qui a appelé à la reprise du travail dès le 15 novembre. Car comme la CFDT, Nicolas Sarkozy pense qu’ "il faut savoir terminer une grève." Maurice Thorez concluait cette même phrase en 1936 par un "quand on a obtenu satisfaction." Sauf qu’en 2007, Nicolas Sarkozy, lui, l’a terminée par un "lorsque s’ouvre le temps des négociations." Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) jeudi 22 novembre 2007 En savoir plus Le Nouvel Obs : Sarkozy demande "la plus extrême sévérité" Le Figaro : Négociations "constructives" à la RATP Le Parisien : Grève : léger mieux dans les transports en commun
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