| Ecrit par eloise Gagard,
le 21-11-2007 23:00
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Le mouvement du consumo critico, ou consommation critique, est né dans les années 1980 à la suite de grands scandales dans l’industrie agro-alimentaire. Cherchant un autre mode de consommer, respectueux de tous et de l’environnement, il n’a eu cesse de se développer depuis, jusqu’à fédérer aujourd’hui un certain nombre d’initiatives.
 Mercato contadino : se faire plaisir tout en soutenant les petits producteurs
Le marché de la Città dell’Utopia (E.F.)
Manger bio, à des prix raisonnables tout en soutenant des petits producteurs c’est possible si on fait son marché aux différents marchés citoyens de Rome. "Au siège de notre association, la Città dell’Utopia, on fait venir un marché bio depuis février 2007 mais cette initiative existe depuis plus longtemps.", explique Marek Rembowski, coordinateur de l’association. "Le projet des marchés bios a été notamment mis en place par le collectif terra/Terra et les centres sociaux* comme le Forte Prenestino et celui de la Torre. On a rejoint le réseau, on l’a dynamisé en allant chercher d’autres producteurs. On a aussi un rôle de sensibilisation. Il manque d’ailleurs beaucoup de communication pour faire connaître notre projet et encourager les gens à acheter des produits bios et locaux. Mais on organise des rencontres et des débats à chaque marché, autour des OGM par exemple. Ce n’est pas seulement un point de vente. La rencontre entre les producteurs et les consommateurs Alfredo Battistelli, à la tête de l’Azienda Agricola, vient depuis 20 ans à la rencontre des Romains pour leur proposer ses produits issus de l’agriculture biologique. Présent au marché de la Città dell’Utopia et du Forte Prenestino, il fait à cette occasion 400 km aller-retour depuis Pescara, dans les Abruzzes, pour vendre lui-même son pain et son huile d’olive bios aux citadins. "Notre produit est plus valorisé et apprécié quand on le vend directement. On peut expliquer dans quelles conditions on le fait et donner des conseils." Alfredo Battistelli vient des Abruzzes pour apporter son délicieux pain et son huile d'olive bios aux citadins
Son délicieux pain est fait à partir de la farine de son exploitation, moulue dans un moulin à pierre. Il est fait avec du levain naturel et cuit dans un four à bois. Il a appris à le faire de sa grand-mère. "Je fais cela en raison de la satisfaction que cela me procure, pas par intérêt. C’est une question de passion." Et raison de plus pour y aller, les prix ne sont pas prohibitifs comme dans les marchés bios classiques (ex : 3,50 euro le kg pour le pain bio artisanal d’Alfredo Battistelli).
Découvrir l’économie solidaire à Rome : le G.A.S. et la Città dell’Altra Economia Les Gruppi di Acquisto Solidali (G.A.S.) permettent encore une autre forme de consommation critique. Groupes d’amis ou de voisins qui se réunissent autour d’un producteur bio local, leur but est de fournir des aliments de bonne qualité tout en réduisant les transports. Cette initiative née en 1994 en Reggio Emilia compte une centaine de groupes en Italie. Enfin, la Città dell’Altra Economia, avec ses 3 500 mètres carrés d’exposition en plein cœur de Rome à Testaccio, propose des informations sur l’économie alternative. Agriculture biologique, commerce équitable, énergie renouvelable…tous les sujets sont abordés lors des nombreux événements et rencontres organisés toute l’année. De plus, c’est aussi un lieu de convivialité grâce à son restaurant, le BioequoRistorante, ouvert du mardi au samedi le soir et le dimanche midi. Eloïse Fagard (www.lepetitjournal.com - Rome) jeudi 22 novembre 2007 Pour en savoir plus : Marché citoyen à La Città dell’Utopia, (Via Valeriano 3/f, Metro San Paolo), tous les troisièmes samedis du mois. Au Forte Prenestino, tous les troisièmes dimanches du mois. Au centre social la Torre, tous les premiers samedis du mois. Pour des infos sur les marchés citoyens : www.lacittadellutopia.it www.forteprenestino.net www.autistici.org/latorre http://terraterra.noblogs.org/
Pour des infos sur le GAS : www.retegas.org Pour des infos générales sur l’économie alternative : www.cittadellaltraeconomia.org * Les centres sociaux, sortes de « squats » autorisés, sont des lieux de rencontre alternatifs qui organisent des repas, des spectacles et autres initiatives culturelles.
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