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"Et vous ? Que faites-vous pour les femmes maltraitées?". Un message que vous risquez de voir régulièrement sur les vitrines et les miroirs de six grandes entreprises espagnoles mobilisées contre la violence faite aux femmes. Un coup de pub contre le coup de poing
(Photo Ministerio del trabajo)
Violence contre les femmes : 70 vies perdues en 2006, 68 en 2007, et en 2008 ? Cette fois-ci les entreprises réagissent à ce phénomène de société. Cette semaine le Ministère du Travail en Espagne a signé un accord entre la Délégation du gouvernement contre la Violence des Femmes et six entreprises : El Corte Inglés, Inditex, Cepsa, Eulen, Grupo Vips et Sacyr. Une initiative toute belle, toute neuve, qui permettra aux agents de la fonction publique recevant la demande d’une personne maltraitée, d’appeler une de ces entreprises afin de lui demander s’il y a un poste vacant. "Ceci ne signifie pas que ces entreprises seront obligées d’employer une personne victime de maltraitance domestique", comme l’explique la responsable de la Délégation contre la Violence envers les Femmes, Encarnación Orozco. "Mais c’est une façon pour l’entreprise de collaborer à leur insertion". D’une part, cette mesure favorise l’indépendance et la réinsertion sociale de ces femmes souffrant bien souvent d’isolement. D’autre part, elle sensibilise les clients de ces six entreprises, c'est-à-dire monsieur et madame "tout le monde". La question est comment? Des messages gratuits pour les clients Chez Zara, chaine textile appartenant au groupe Inditex, les messages seront partout ; dans les cabines d’essayages, sur les miroirs et les vitrines : "Qu’est ce que je fais face à la violence contre les femmes ?" Au Corte Inglès, ils seront diffusés dans les vitrines. Quant aux entreprises Correos, Adif et Renfe, qui devraient signer prochainement l’accord avec le Ministère du Travail, elles distribueront des prospectus sur les mauvais traitements machistes et domestiques. Via ces actions, ces entreprises souhaitent sensibiliser directement la société. Expliquer que cela n’arrive pas qu’aux autres, qu’il peut s'agir de la voisine ou d’une amie qui a besoin d’aide. Une façon d’interpeler pour que chacun d’entre nous contribue à combattre ce phénomène social. Stopper le coup de poing par un beau coup de pub. Gaëlle Le Franc (www.lepetitjournal.com) jeudi 22 novembre 2007 |