|
SOCIETE - Les entreprises aux cotés des femmes battues |
|
mercredi 21 novembre 2007 |
Et vous ? Que faites vous pour les femmes maltraitées ? Un message que vous risquez probablement de voir régulièrement sur les vitrines et les miroirs de six grandes entreprises espagnoles mobilisées contre la violence chez les femmes ; El Corte Inglés, Inditex, Cepsa, Eulen, Grupo Vips et Sacyr. Un coup de pub contre le coup de poing

(Photo Ministerio del trabajo)
70 vies en 2006, 68 en 2007, et en 2008 ? Cette fois-ci les entreprises réagissent à ce phénomène de société. Cette semaine le Ministère du Travail en Espagne a signé un accord entre la Délégation du gouvernement contre la Violence des Femmes et 6 entreprises :El Corte Inglés, Inditex, Cepsa, Eulen, Grupo Vips et Sacyr. Une initiative gouvernementale toute belle, toute neuve, qui permettra à un agent de la fonction publique, recevant une demande d’une personne maltraitée, d’appeler une de ces entreprises afin de lui demander s’il y a un poste vacant. "Ceci ne signifie pas que l’une de ces entreprises seront obligées d’employer une personne qui a reçu des maltraitances domestiques", comme l’explique la responsable de la Delegation contre la Violence des Femmes, Encarnacion Orozco, "mais c’est une façon pour l’entreprise de collaborer à leur insertion". Car elles favorisent, d’une part, leur recrutement et donc leur vie sociale indépendante, et d’autre part sensibilisent leurs clients, c'est-à-dire monsieur et madame "tout le monde". La question est comment ? Des messages gratuits pour les clients.. Chez Zara, chaine textile appartenant au groupe Inditex, les messages seront partout ; dans les cabines d’essayages, les miroirs et les vitrines. "Qu’est ce que je fais face à la violence contre les femmes ?" Au Corte Inglès, ces messages seront diffusés dans les énormes vitrines donnant sur rue. Quant aux entreprises Correos, Adif et Renfe, qui devraient signer prochainement l’accord avec le Ministère du Travail, elles distribueront des prospectus sur les mauvais traitements machistes et domestiques. Le message que ces entreprises souhaitent faire passer est simple : sensibiliser directement la société. Expliquer que ce phénomène n’arrive pas qu’aux autres. Qu’il peut s'agir de la voisine ou d’une amie qui a besoin d’aide. Une façon d’interpeler pour que chacun d’entre nous contribue à stopper ce phénomène social. En résumé, un bel acte social : stopper le coup de poing par un beau coup de pub. Gaëlle Le Franc (www.lepetitjournal.com ) jeudi 21 novembre 2007 |