280 élèves invités, 19 écoles et universités représentées, 54 intervenants prêts à témoigner… Le 16 et 17 novembre, le forum des métiers et de l’enseignement supérieur a battu son plein au lycée Chateaubriand. L’occasion pour les étudiants d’interroger en direct les enseignants et les conférenciers sur leur projet universitaire et de carrière
Samedi matin, à l’antenne de Strohl-Fern, les élèves des lycées bilingues de Rome, de Turin et de Florence ainsi que ceux des lycées français ont pu assister au Forum des métiers et de l’enseignement supérieur organisé par l’A.A.E.Ch (Association des Anciens élèves de Chateaubriand), l’APE (Association des parents d’élèves) et le lycée Chateaubriand. Innovation cette année : le Carrefour carrières a été élargi à l’enseignement supérieur. "Il nous semblait important de donner l’offre la plus large possible sur les possibilités de cursus et de carrières" précise Eric Besse, proviseur du lycée. "Il n’existe pas de voie unique pour réussir dans un métier. L’important était de montrer qu’avec un minimum d’ouverture, on peut trouver sa voie."
"Il ne faut jamais renoncer à ses aspirations et s’enfermer dans un secteur" 
Professeur William Whitney, restaurateur d'oeuvre d'art (Photo LPJ)
Ouverture, le mot d’ordre est donné. Chez les intervenants, la clé du succès réside dans une définition claire des aspirations pour trouver ensuite les études les mieux adaptées.
Carlo Brancati, producteur événementiel et ancien élève de Chateaubriand témoigne : "Il ne faut jamais renoncer à ses aspirations et s’enfermer dans un secteur. Des études d’économie ne mènent pas forcément à une carrière dans la banque. L’important est de garder en tête que les études ne sont qu’une base qui servira ensuite à monter son projet professionnel."
Najjar Vana, de l’école hôtelière Glion, souligne quant à elle la diversification des métiers. "Les élèves ont tendance à penser que l’hôtellerie se résume à la restauration et la gestion d’établissement. Notre objectif est au contraire de montrer que les offres se diversifient et que nous avons de plus en plus besoin de personnes spécialisées dans le domaine du sport, de l’événementiel ou des loisirs."
Le critère affectif, à ne pas négliger...
Pour Martine Ley, infirmière au lycée dont la fille a fait ses études de médecine à la Sapienza, il ne faut pas non plus négliger l’aspect affectif. "Les élèves ont la chance pour la plupart de pouvoir faire leurs études en Italie ou à l’étranger. Choisir ses études en fonction du prestige d’une université n’est pas toujours un bon calcul. Il faut impérativement tenir compte de la difficulté affective qui peut être rencontrée lorsqu’on est coupé de la cellule familiale pour aller faire ses études à l’étranger."
"C’est important de pouvoir parler avec un spécialiste"
Clara Pamphilj, en conversation avec Gineva et Flavia, élèves de terminale (Photo LPJ)
Côté élèves, la satisfaction est au rendez-vous. C’est important de pouvoir parler avec un spécialiste. "On a tout de suite réponse à nos questions et on trouve plus d’informations que sur Internet "témoigne Flavia, élève de Terminale.
Pour Gineva, qui veut étudier le design à la Saint Martin de Londres, la rencontre avec Clara Pamphilij, enseignante dans une école de mode à Rome, lui permet de construire son projet. "Madame Pamphilij ne m’a pas forcément invitée à me rendre à tout prix en Angleterre. Selon elle, je dois d’abord acquérir une culture du design en Italie et ensuite me spécialiser."
Sara FREDAIGUE. (www.lepetitjournal.com - Rome) mercredi 21 novembre 2007