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PEOPLE – La mémé Besnard vaut un Emmy à Mumu |
| Ecrit par Betty RUBY,
le 20-11-2007 23:00
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Marie Besnard, l’empoisonneuse vaut à Muriel Robin l’Emmy Award du meilleur rôle féminin. New York consacre une femme de cœur et de passion dont l’humour n’est pas le seul talent. Portrait
Une carrière atypique pour une consécration peu commune (photo AFP)Pour sa prestation dans le téléfilm Marie Besnard, l’empoisonneuse, Muriel Robin a obtenu lundi à New York l’Emmy Award du meilleur rôle féminin. L’Académie internationale des Arts de la Télévision récompense chaque année les meilleurs programmes de télévision produits hors des Etats-Unis. Quel chemin accompli par la Stéphanoise ! Depuis ses premiers sketches à la fin des années 80, à sa prestation actuelle sur les planches du Théâtre des Variétés où elle joue Fugueuses aux côtés de Line Renaud, Muriel Robin s’est littéralement métamorphosée. Elle qui a démarré plutôt boulotte et un peu garçonne est devenue une quinquagénaire sexy et séduisante. Aux bras de sa compagne sur la Une d’un Paris Match récent, elle semblait rayonner. Mais le changement de son apparence physique n’est rien comparé à l’évolution de sa carrière.
Touche à tout En effet, après un passage au Théâtre de Bouvard et à La classe, l’humoriste a gagné sa popularité via ses propres one-woman shows. Pourtant, en 20 ans, elle n’aura créé que quatre spectacles : Les majorettes se cachent pour mourir (1988), Un point, c'est tout (1989), Tout m'énerve (1991) et Toute seule comme une grande en 1999, date à laquelle elle a annoncé qu’elle se consacrerait désormais à son métier de comédienne. Ce qui n’était pas gagné non plus vu que son premier rôle au cinéma lui a été attribué par Jean-Marie Poiré dans les Visiteurs 2 où elle a remplaçé très honorablement Valérie Lemercier. Mais la suite des Visiteurs a fait un véritable flop. Heureusement que Mehdi Charef dans Marie-Line puis Coline Serreau dans Saint Jacques... La Mecque lui ont fait confiance. Christian Faure, le réalisateur de Marie Besnard a ainsi décelé en elle un vrai talent d’actrice. En parallèle, Muriel Robin a continué à faire vivre le monde des planches, notamment en mettant en scène avec Pierre Palmade son complice de toujours Ils s’aiment et en co-écrivant Ils se sont aimés. Elle participe aussi aux Restos du cœur où elle chante avec les Enfoirés et s’est engagée sur un projet médical en Afghanistan. En gagnant en maturité, la comique à la voix chaude et rocailleuse a aussi gagné en crédibilité. Betty RUBY. (www.lepetitjournal.com) mercredi 21 novembre 2007
Pour en savoir plus:
Dans nos archives, la critique de Marie Besnard l’empoisonneuse - Muriel Robin, de l’art scénique à l’arsenic
Le sketche L'addition, issu de spectacle Tout m’énerve en 1990
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