| Ecrit par Elodie Vialle
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le 21-11-2007 00:00
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Pour la première fois en France, l’industriel François Pinault dévoile une partie de sa collection d’art contemporain, considérée comme l’une des plus importantes au monde. Dans Passage du temps, des artistes internationaux interrogent notre époque à travers des installations visuelles déroutantes La photo Cry de Gilbert et George en1984 est l’affiche de l’expo Passage du temps de Lille (photo : Gilbert et George)
En choisissant Lille pour exposer une partie de son œuvre, pour la première fois en France, le milliardaire François Pinault confirme le rayonnement culturel de la capitale nordiste. Une aubaine pour l’image de marque de la ville même si au premier coup d’oeil, on dirait une exposition… sur les chats ! Un petit félin est filmé en train de boire du lait, sur une télévision posée à même le sol. En tout, sept vidéos comme celle-ci jalonnent l’exposition Passage du temps, qui se tient jusqu’au 1er janvier dans l’ancien centre de tri postal, à Lille. Cette exposition fait événement puisque des œuvres sonores, vidéos et photos datant des années 70 à nos jours interrogent notre époque. En tout, 97 artistes sont exposés. Parmi eux, les photographes Gilbert et George. Ce couple d’artistes loufoques immortalise les stars ou les anonymes avec un goût pour la provocation - comme lorsqu’ils photographient le chanteur gothique Marilyn Manson et son ex-femme, la stripteaseuse Dita Van Teese, dans un décor de contes de fées. Dénoncer une époque absurde L’exposition explore la "révolution" des années 70, notamment avec la photographe transformiste Cindy Sherman. Aujourd’hui, les artistes dénoncent l’absurdité de notre époque, comme Michel François qui a construit un "bureau augmenté" sur lequel s’amoncellent des centaines de dossiers pour montrer la surcharge de travail. "Escalator organique", d’Aernout Mik, met en scène une dizaine de personnes qui restent coincées, sans essayer d’avancer, dans un escalator, alors que l’immeuble autour d’eux s’effondre. Rassurer les visiteurs face à l’art contemporain Mais alors, le petit chat qui revient tout au long de l’exposition, c’est de l’art ? "Ce chat représente les mendiants que l’on peut voir dans la rue, qu’on oublie et qu’on retrouve plus loin", explique un des nombreux médiateurs culturels présents pour expliquer le sens des œuvres. "C’est aussi un repère familier pour rassurer les gens face à l’art contemporain." Elodie VIALLE. (www.lepetitjournal.com) mercredi 21 novembre 2007 Passage du Temps, au Tri Postal, avenue Willy-Brandt, à Lille (à côté de la gare Lille Flandres). Jusqu’au 1er janvier. Tarif : entre 4 et 6 euros. Renseignements : http://www.lille3000.com/
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