| Ecrit par Cécile Boutelet,
le 25-11-2007 23:00
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Le 2 décembre, les Français d’Allemagne du nord votent pour élire leurs représentants à l’assemblée des Français à l’étranger. Catherine Urban, candidate pour la liste "France-Allemagne-Europe", a répondu aux questions du petitjournal.com Catherine Urban (Photo. C. U.)
LPJ Berlin. Selon vous, quelle est la priorité pour les Français d'Allemagne? Catherine Urban. Nous demandons des moyens pour une intégration rapide dans le milieu du travail et de la société en Allemagne. Il faut encourager l’apprentissage et la maîtrise minimum de la langue afin de tisser des relations humaines et de faire valoir ses droits. Ce déficit est particulièrement flagrant lors de l’absence de conjoint allemand (deuils, divorce) et en cas de maladie. Le nombre de dossiers en souffrance en porte témoignage. Il faut aussi favoriser l’apprentissage du français pour les enfants des couples binationaux (programme FLAM) et de l’allemand pour les adultes français. Dans les grandes villes, nous demandons des cours d’allemand dans les locaux des lycées français lorsqu’ils sont inoccupés, et, dans les plus petites villes, dans des locaux allemands en accord avec la mairie. Nous pensons aussi qu’il faut favoriser les échanges au niveau des jardins d’enfants, en instaurant par exemple un séjour d’éducatrice de 6 mois dans le cadre d’échanges européens.
Quelles sont les valeurs qui motivent votre engagement politique? C. U. Bien entendu : les valeurs républicaines, l´engagement pour des idées, la solidarité envers l´autre, la concrétisation par l´action de nos promesses (et accessoirement celles des autres). Je pense que l’action est plus favorable aux Français expatriés que les palabres. Par exemple, entre la dernière élection et son annulation, nous ne sommes pas restés inactifs. Nous avons obtenu une dotation de 20.000 euros pour l’association des parents d´élèves du lycée français de Düsseldorf, et une autre du même montant pour l’association des parents d’élèves du lycée français de Francfort/Main. Dans ce même lycée, nous avons eu la chance de recevoir Monsieur Alfred Grosser, venu à titre gracieux échanger avec les élèves sur les relations franco-allemandes. Nous avons associé à cette rencontre les lycées allemands enseignant le français. Le sénateur Ferrand est également venu pour rencontrer les parents d’élèves de Francfort et de Düsseldorf. A Hambourg, Brême, Francfort et Berlin nous avons aidé, soutenu, accompagné et conseillé des parents français lors des procédures de séparation. Quel est le meilleur souvenir de votre vie politique? C. U. Le retour auprès de leur maman de Mathieu (5 ans) et Caroline(3 ans), enlevés à Montoire de façon spectaculaire. Le divorce des parents, très houleux, a donné lieu a une bataille juridique qui est allée jusqu’au tribunal de Karlsruhe. J’ai eu la grande joie de recevoir, dix ans après, une photo où la mère et le père, tous les deux remariés, entourent Mathieu et Caroline. Tout le monde sourit. Les enfants, parfaitement bilingues sont très à l´aise dans leurs "baskets" françaises et allemandes. Quel sera votre premier geste si vous êtes élue? C. U. Rien de spectaculaire comme toujours. Simplement travailler, continuer à contribuer à faire avancer les choses. Propos recueillis via email par Cécile Boutelet (www.lepetitjournal.com - Berlin) lundi 26 novembre 2007
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