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MODE - De l’urban wear propret et portable |
| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 12-09-2005 22:00
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Le streetwear ne se cantonne plus aux jeunes sportifs des cités mais propose désormais des tenues plus adaptées au monde du travail. Surtout, en s’ouvrant aux femmes et aux enfants, il se démocratise
Les enfants streetwear peuvent aussi donner du sens à la mode (Photo : Aurelyien-Misericordia)
« On fait ce qu’on aime et ça plaît aux gens » se félicite Karim sur le stand 2high, la marque du rappeur Kool Shen. Partie de sweats et de T-shirts, l’offre s’est étendue à de vraies tenues de sport comme les maillots de basket ou de foot américain. Mais le salon Who’s next, qui s’est tenu Porte de Versailles au début du mois, a dévoilé une nouveauté de taille : une ligne femme lancée cet hiver et une ligne enfant pour l’été 2006. Une petite révolution s’opère ainsi dans le microcosme de la mode streetwear. Chez [aem’kei], on préfère d'ailleurs parler d'urban wear. Exit les gros baggy hip hop! Cette mode urbaine se veut propre et portable au travail. La silhouette masculine s’est affinée et sophistiquée par des détails comme des poches cachées ou des œillets pour laisser passer le fil d’un i-pod. Surpiqûres sur un top en éponge prune, doublures imprimées pour un petit blouson blanc : l’été prochain pour la femme sera frais, simple et chic. Et pour elle seulement, des sous-vêtements 100% bambou ! Mécanique vs. organique La nature est au centre de la démarche de Graphik-Dzign. Des fourmis escaladent une chemise chez l’homme. Des bambous poussent sur un top chez la femme. Sur un imprimé, on distingue des libellules qui combattent des mirages 2000. « J’ai appelé cette collection "Hibakusha", du nom des survivants d’Hiroshima » explique Steph. Donner du sens à la mode et respecter les hommes qui la font sont des attitudes nouvelles ici. Avec Misericordia, Aurelyen et Mathieu ont choisi la mode comme facteur de développement. Tout a commencé avec le survêtement de l’école péruvienne Nuestra Senora de la Misericordia. « On travaille, on vit ensemble » témoignent-ils. Ainsi reconnaît-on au dos d’un sweat le sourire des ouvriers qui ont construit leur atelier. Et bien sûr, il y en a pour les femmes et les enfants… Claire ROCHER. (LPJ) 13 septembre 2005
Voir aussi www.graphik-dzign.com www.misionmisericordia.com «Urbanwear» : le souffle de la rue et du sport http://www.lesechos.fr/info/rew_conso/200060967.htm Salon biannuel who’snext http://www.whosnext.com/online/accueil.html
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