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ECONOMIE - La TVA fait polémique |
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lundi 19 novembre 2007 |
Une nouvelle taxe de la valeur ajoutée (TVA) se substituera l’année prochaine à la taxe de vente. Sa mise en application ne sera pas une tâche facile
La TVA crée la polémique dans période de forte inflationLa taxe de la valeur ajoutée (TVA) est au centre d’un débat agité. Celle-ci remplacera la taxe sur la vente et sera mise en application l’année prochaine. Elle concernera tous les services à l’exception de ceux du secteur bancaire. "Ce n'est pas un changement important. La taxe sur vente était plus ou moins une sorte de la taxe de valeur ajoutée. La nouveauté est qu’elle sera imposée sur tous les produits et les services", indique Abdel Fattah El Gebali, du centre des recherches d’Al Ahram Stratégique. Les experts économiques relèvent par ailleurs que la TVA est plus équitable que la taxe sur vente. En effet plutôt que d'être calculée sur le produit final, elle s'applique toutes les phases de la production jusqu'à la vente.
Application délicate Pourtant les questions sur les conséquences de sa mise en application ne manquent pas, alors que l'inflation est déjà très élevée. Les responsables de l’organisme des impôts eux mêmes ne le nient pas. "Toute nouvelle taxe signifie une hausse de prix. C’est vrai que l’Etat ne devrait pas imposer une nouvelle taxe avec un taux d’inflation élevé car, cela signifie un pouvoir d’achat faible. Mais c’est une décision politique", souligne Mamdouh Omar président du département central des recherches de l’organisme des impôts. De leurs côtés, les experts économiques reconnaissent que la mise en application de la TVA ne pourra voir le jour si l’Etat attend de résoudre l’inflation. "Produits alimentaires, énergie, produits de construction. Rien n’échappe à la flambée des prix. Comment l’Etat pourrait réussir à le réduire dans quelques mois", se demande Fakhri el Feki. Et d’ajouter : "Son application est inévitable. C’est un engagement que l’Egypte a signé auprès des institutions internationales. Des réformes en contrepartie des aides qu’on reçoit. l’Egypte devrait déjà l’appliquer depuis 5 ou 6 ans". En fait, le problème de l’inflation n’est pas le seul. Sa mise en application exige un système pour calculer la valeur ajoutée à tout les stades de la production d'un produit: "Il s’agit de la tâche la plus difficile. C'est compliqué de l’appliquer dans les pays en voie de développement : beaucoup de services sont non déclarés. On manque d'un système de facturation dans tous les services et secteurs”, remarque Fakhri el Feki. Ibtessam Zayed (www.lepetitjournal.com, Le Caire), 19 novembre 2007
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