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BLANCHE ET L'INTERALLIE – Ono-dit-Biot m’a tuée |
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| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 14-11-2007 23:00
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Birmane est une aventure du Club des 5 sans les 5, un Indiana Jones de l’écrit mal goupillé, une nigaude romance dont la dimension géographique n’a de réalité que son titre. En recevant le prix Interallié pour ce livre à quatre sous, Ono-dit-Biot vient de mettre un terme à la carrière de Blanche Baudouin
Ono-dit-Biot, fatal énervement de Blanche ? (photo AFP)Pour préparer la rentrée littéraire, dans la pile de romans qui m’attendaient cet été, j’avais choisi de commencer par Birmane. Je connaissais d’Ono-dit-Biot ses chroniques à Elle et au Point, son allure dandyne, et ses 32 ans. La couverture avait l’air qu’il faut avoir pour un roman de plage, et la quatrième annonçait un voyage en Birmanie. "Tiens, m’étais-je dit, marrant ça... la Birmanie, je connais pas." Dans ces fantastiques conditions spirituelles et matérielles –vacances, je me suis jetée pleine d’allant sur mon lit et dans ce livre. Il ne m’a pas fallu beaucoup de pages pour déchanter. On aurait dit une aventure du club des 5, sans les 5. Dès son arrivée en Birmanie, César, une sorte de Tintin rikiki et ridicule découvre l’amour, est témoin d’un attentat et rencontre LE méchant type qui doit le trimballer dans l’exotisme d’un régime dictatorial. Ce ton à l’Indiana Jones chez les Birmans me prenait à tel point pour une idiote, que j’ai rendu les armes quand il est passé devant les fenêtres d’Aung San Suu Kyi... Et qu’il la devinait bouger derrière ses rideaux.
Un dernier cri Comment dans cette confiture de guimauve aventurière pouvais-je apprendre quoi que ce soit du quotidien birman ? Comment dans cette soupe au nombril distinguer la vraie histoire des cucutteries ambiantes ? Et surtout comment supporter ces rebondissements à deux balles soumis à une narration comme même ma fille, bonne élève de CM1, n’ose plus. Bref, de dépit, j’avais jeté le livre à l’autre bout de la pièce. En me demandant comment un éditeur pouvait publier une telle daube. Forcément quand en septembre les civils ont rejoint les bonzes pour défier la junte, le nom Ono-dit-Biot m’est revenu. J’ai pensé que ma logeuse serait contente du roman que je lui avais laissé. Ca allait encore... Mais quand j’ai vu qu’Ono-dit-Biot figurait sur les listes des prix littéraires, je n’ai eu qu’un cri et la rédaction française du petitjournal.com pour en témoigner : "si Ono-dit-Biot remporte quoi que ce soit, moi j’arrête ce job." Birmane a été couronné mardi du prix Interallié 2007. Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 15 novembre 2007
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