| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 13-11-2007 23:00
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Le mouvement étudiant continue de se durcir. Les blocages des universités se multiplient. Mais la marche à suivre et le système de vote dans les assemblées générales divisent de plus en plus grévistes et non grévistes Les CRS sont intervenus hier, avec l’aide des anti-bloqueurs, pour déloger les étudiants qui bloquaient les accès au campus de Paris X, à Nanterre (photo AFP)
Bloquer ou ne pas bloquer les établissements ? Telle semble être la question qui trotte dans la tête de tous les étudiants ces derniers jours. A croire que le problème de fond, à savoir la remise en cause de la loi sur l’autonomie des universités, est passé au second plan. Ce qui fait débat est davantage le fait de savoir si le mouvement est démocratique ou pas. Dans les fameuses assemblées générales où se décide le blocage ou non des facs, les étudiants votent à main levée. Les anti contestent ce procédé approximatif, comme à Nanterre hier où les bloqueurs l’ont emporté d’une courte majorité. De plus en plus d’étudiants réclament le vote à bulletin secret pour pouvoir donner leur avis, surtout s’ils n’ont pas pu se rendre à l’AG. A Lille et à Rennes, l’expérience a été tentée lundi. Pas de problème à Lille où une large majorité a voté en faveur du blocus. Mais la situation était tendue à Rennes. 62% des 3.290 étudiants ayant participé au vote ont refusé le blocage. Pourtant, une centaine d’individus armés de barres de fer ont empêché la reprise des cours. Résultat : le vice-président de l'université de Rennes II décidait la fermeture de l’établissement par mesure de sécurité. Etre un maximum Par ailleurs, la coordination étudiante et l’Unef, premier syndicat étudiant, n’ont pas accordé leurs violons. Pour faire coïncider la grogne des universités avec celle des cheminots contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, la coordination étudiante appelait les grévistes à bloquer les gares hier soir. Craignant de se mettre à dos l’opinion publique, le président de l’Unef Bruno Julliard a repoussé cette idée. Ayant négocié la réforme en juillet avec la ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse, l’organisation soutient timidement le mouvement. Pour autant les blocages se multiplient dans les facs. A présent sont concernées Brest, Amiens, Paris VIII, Bordeaux III, Lille I et Lille III, Toulouse II-le Mirail et Toulouse III, Montpellier III, Caen, Nantes, Tours, Pau, Limoges, Paris I-Tolbiac, Nanterre, Lyon II, Rennes I et Besançon. Les grévistes sont convaincus que c’est la seule manière de faire naître un mouvement de grande ampleur. Les cours étant annulés, cela permet aux boursiers, tenus d’assister aux travaux dirigés, de participer aussi aux manifestations sans avoir à justifier leurs absences. Rejoindre le mouvement des cheminots aujourd’hui, et celui des fonctionnaires le 20 novembre a été aussi critiqué par une partie des étudiants. Cette solution a quand même été retenue par de nombreuses facs, comme Bordeaux III ou Toulouse II. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 14 novembre 2007 En savoir plus L’Express – Universités : la grève fait tâche d’huile Le JDD – Facs : le mouvement s’éparpille Libération – Les étudiants font durer leur opposition Europe 1 – Grogne à l’université : les étudiants s’opposent sur la méthode
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