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Un rapport de la Banque nationale de Roumanie (BNR) analyse la structure des investissements étrangers et leur apport au pays. Une manne qui n’est pas prête de fléchir. Mais attention, les fondamentaux de l’économie restent fragiles
Les investissements directs étrangers étaient de 34,512 milliards d'euros au 31 décembre 2006 (Photo banisiafaceri.ro)
En 2006, la Roumanie a attiré plus de 9 milliards d’euros de capitaux étrangers, notamment grâce à la privatisation de la BCR (Banca Nationala Romana), achetée par les Autrichiens de la Erste Bank pour 3,75 milliards d’euros. Il s’agit d’une augmentation de 74% par rapport à 2005. Et dans leur totalité, les investissements directs étrangers (IDE) étaient de 34,512 milliards d’euros au 31 décembre 2006. C’est dans l’industrie (44%, dont 34% dans l’industrie du secteur primaire) et dans le domaine des assurances et des intermédiaires financiers (22%) que l’on retrouve la plus grande partie de cette somme. Les Autrichiens, les Hollandais et les Allemands sont les trois premiers investisseurs dans le pays avec respectivement 23%, 17,1% et 10,1% du total des IDE. Les Français arrivent juste derrière avec 8% (2,766 milliards d’euros).
Malgré tout, une économie encore fragile Ce rapport montre également que près de la moitié des investissements étrangers (48,5%) concerne la création d’entreprise, le reste étant les résultats de fusions et d’acquisitions. Toujours selon la BNR, les chiffres d’affaires cumulés des IDE représentent 43,2% du total des chiffres d’affaires des entreprises installées en Roumanie. Cependant, l’économie n’est pas à l’abri d’un fléchissement. "La présence trop importante d’investisseurs étrangers peut représenter un danger en cas de baisse de compétitivité de l’économie roumaine. C’est pour ça qu’il est très important que ces investissements ne soient pas seulement concentrés dans le marché du capital et de la spéculation" explique l’analyste financier Laurentiu Rosoiu. D’autant que ces jours-ci le pays est face à des prévisions à la hausse de l’inflation et du déficit commercial. L’agence de rating Standard & Poor's a d’ailleurs annoncé lundi une baisse de son indice pour la Roumanie. Conséquence directe : le Leu s'est nettement affaibli face à l'Euro (3,44 lei pour un euro hier). Jonas MERCIER. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 14 novembre 2007
La Roumanie attire les très riches Un quart des 100 plus grosses fortunes mondiales répertoriées au sein du prestigieux classement "Top Forbes" est présent en Roumanie. Selon le journal Business Standard, ils totalisent un chiffre d’affaires annuel d’environ 3,5 milliards d’euros, l'équivalent de 4% du PIB (produit intérieur brut), pour des investissements qui s’élèvent à 1,1 milliard d’euros. Toujours selon le quotidien économique, les sociétés de ces 23 multimilliardaires emploient 37700 personnes dans le pays. J.M. (LPJ - 14-11-07)
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