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GONCOURT DES LYCEENS - Lyautey a voté pour les frères Poivre d'Arvor |
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| Ecrit par CASABLANCA,
le 13-11-2007 00:00
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En France, le 20e Prix Goncourt des Lycéens est décerné à Philippe Claudel pour son magnifique roman Le rapport de Brodeck chez Stock. A Casablanca, les élèves du lycée Lyautey ont voté pour J’ai tant rêvé de toi d’Olivier et Patrick Poivre d’Arvor chez Albin Michel
Olivier et Patrick Poivre d’Arvor (photo Gallimard) Le Prix Goncourt des Lycéens, créé en 1988 par la Fnac en collaboration avec le rectorat de Rennes, est devenu grâce à la pertinence de ses choix, un véritable prix littéraire. Le jury est constitué de lycéens qui lisent sous la supervision de leur professeur de lettres, la douzaine de romans qui figurent dans la sélection officielle de septembre de l'Académie Goncourt. En 2004, ce prix Goncourt des lycéens avait récompensé Philippe Grimbert pour Un secret chez Grasset. Le roman a depuis été porté à l’écran par Claude Miller avec l’auteur dans un petit rôle aux côtés de Patrick Bruel et Cécile de France. Le film est aussi réussi que le roman, ce qui est plutôt rare. Les jeunes semblent plus clairvoyants que leurs aînés pour laisser parler leur cœur, en toute indépendance. Dans le cadre du Salon International de l’Edition et du Livre et de Casablanca, Philippe Grimbert avait rencontré les élèves du Lycée Lyautey qui, chaque année, planchent sur ce prix Goncourt des lycéens, hors sélection nationale, pour élire leur propre lauréat. S’entretenir avec ces jeunes qui l’avaient eux-mêmes élu avait été un moment d’émotion pour l’écrivain.
Un livre sensible
Les élèves avaient également eu l’opportunité de rencontrer Philippe Claudel (cf petit journal du 13 septembre) à qui ils avaient exprimé leur passion de la lecture. Sur la base du volontariat, les élèves du Lycée Lyautey, encadrés par les enseignants et le personnel du CDI, lisent et étudient tous les romans sélectionnés. Cette démarche s’avère d’autant plus louable que les livres ne sont pas toujours disponibles sur le marché marocain et que le CDI doit se préoccuper du financement a contrario de la France où les éditeurs les fournissent. Malgré toutes ces difficultés, grâce à l’enthousiasme des jeunes lecteurs et des enseignants, le jury casablancais tombe souvent juste. Il délibère toute la matinée, comme le jury français, pour ne conserver qu’un seul lauréat. Cette année, il a choisi un livre sensible, écrit à quatre mains par les frères Poivre d’Arvor. Cette expérience, conduite à Casablanca depuis plusieurs années grâce au talent et à la ténacité de Marie-Paule Ménahèze qui part à la retraite cette année, méritait s’être encouragée et reconnue. Souhaitons qu’elle perdure et que le jury casablancais puisse, pourquoi pas, élire un jour, un représentant au vote national. Félicitations aux jeunes lecteurs pour leur choix et leur travail. Isabelle GIRAUDET (www.lepetitjournal.com - Casablanca) mardi 13 novembre 2007
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