| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 12-11-2007 23:00
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Après le premier coup de semonce du 18 octobre, la France doit connaître de nouvelles grèves cette semaine. Cheminots, secteur de l’énergie, fonctionnaires, étudiants et magistrats se mettent dès ce soir au diapason C’est ce soir dès 20 heures que les cheminots vont donner le coup d’envoi d’une semaine sociale agitée. Après le premier avertissement lancé au gouvernement le 18 octobre, les grèves repartent de plus belle, et tout le monde s’y met. Sept syndicats des chemins de fer sur huit ont appelé au deuxième round, toujours pour contester la réforme des régimes spéciaux de retraite sur laquelle Nicolas Sarkozy a refusé de revenir. Le mouvement, reconductible, est suivi par le secteur de l’énergie. Tous les syndicats d’EDF et GDF se sont donné le mot, et des coupures de courant ciblées pourraient même être au programme. La plupart des syndicats du métro parisien demande aux employés de cesser le travail à partir de demain. La RATP ne prévoit qu’un métro sur dix. L’Opéra de Paris, dont les employés sont concernés par la réforme, va suspendre ses représentations. Le gouvernement doit également faire face à la fronde des magistrats et avocats, mécontents de la nouvelle carte judiciaire de Rachida Dati. La Garde des Sceaux continue malgré tout son tour de France : au bout de 10 régions visitées, 6 tribunaux de grande instance, 86 tribunaux d’instance et 53 tribunaux de commerce ont été supprimés. Tous ensemble Les étudiants, qui votent un peu partout en France le blocage des facs depuis la semaine dernière, se joignent au mouvement pour protester contre la loi sur l’autonomie des universités. La coordination nationale a appelé les grévistes à bloquer également les gares du pays dès aujourd’hui. A l’appel de leurs principaux syndicats, les enseignants attendent la prochaine manche, celle annoncée pour le 20 novembre, pour s’opposer à la suppression de 22.900 postes au budget 2008 de l’Education nationale. Nicolas Sarkozy de son côté martèle la détermination de l’Etat à appliquer les réformes du programme pour lequel il répète avoir été élu. "Il y a 21 millions de salariés du privé qui en 1994 sont passés à 40 années de cotisation. Il y a cinq millions de fonctionnaires qui en 2003 sont passés à 40 années de cotisation. Eh bien il y a 500.000 agents des régimes spéciaux de retraite qui passeront à 40 années de cotisation, tout simplement parce que c'est une affaire d'équité, de justice et que, cette affaire-là, nous devons la mener à terme." "La porte du dialogue reste ouverte", a-t-il ajouté hier à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemands à Berlin. Mais, pour l’heure, place à l’affrontement. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mardi 13 novembre 2007 En savoir plus Le Monde – Les grèves annoncées pour les quinze prochains jours
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