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Le groupe de rock américain The national, qui connaît un succès croissant en France, jouera à Milan au Musicdrome, ex Transilvania, mercredi 21 novembre. Le séduisant et envoûtant chanteur Matt revient sur l’épopée internationale d’un groupe à découvrir absolument. Interview Matt Berninger, chanteur de The national (photo The national)
Vous êtes originaires de Cincinnati, dans l'Ohio, mais le groupe a démarré à New York. Quelle est l’histoire de The national ? On a commencé à écrire des chansons après le travail et le week-end il y a sept ans. On faisait quelques enregistrements que personne n’écoutait. Progressivement, au cours des deux dernières années, nous avons commencé à attirer l’attention. Cela a été un processus très long et nous sommes très heureux de ne jamais avoir abandonné.
Pourquoi avez-vous choisi le nom de The national ? Nous voulions un nom sans aucune signification. Rétrospectivement, ce n’était pas un très bon choix car personne ne pouvait nous trouver sur Internet. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles on a mis longtemps à nous connaître.
Combien êtes-vous dans le groupe ? Le cœur du groupe est constitué des jumeaux Dessner, des frères Devendorf et de moi, mais Pudma Newsome est un sixième membre non officiel depuis plusieurs années. Nous avons souvent d’autres musiciens qui viennent pour quelques chansons car ils jouent mieux que nous au piano ou jouent du cor, ce qui n’est pas notre cas.
Qu’est-ce qui t'a amené à chanter ? J’ai eu de la chance. Pendant mes études, des amis ont lancé un groupe appelé Nancy. Ils ne voulaient pas me laisser tomber et ils m’ont permis de chanter. Je n’avais jamais pensé devenir chanteur.
Quels sujets abordes-tu dans tes chansons ? J’essaie de m’en tenir aux choses dont j’ai l’expérience et que je trouve intéressantes. Des sujets comme l’insécurité, l’amour et le combat pour devenir un adulte mature.
Pourquoi ne regardes-tu pas les gens lorsque tu chantes ? Principalement par peur. J’essaie de m’imaginer que je chante tout seul sous la douche.
"Nous ne nous sommes jamais demandés comment trouver un public, nous avons toujours espéré qu’il nous trouverait" | Avez-vous déjà joué en Italie ? Comment était-ce ? Nous avons fait plusieurs petits concerts en Italie. Nous avons joué une fois sur la plage devant une centaine de personnes. Les vagues roulaient sur le sable et arrivaient à quelques pas de la scène. C’était très relaxant.
Qu’allez-vous jouer à Milan ? Je ne sais pas encore. Probablement beaucoup de Boxer et Alligator avec quelques vieilles chansons.
Vos fans disent que vous n’êtes pas connus à votre juste mesure. Avez-vous choisi une autre voie que celle de la célébrité ? Cela n’a pas été un choix. Je suppose que nous n’écrivons pas le type de chansons immédiatement accessibles. Nous ne nous sommes jamais demandés comment trouver un public, nous avons toujours espéré qu’il nous trouverait.
Quelle est ta ville préférée en Europe ? Paris. C’est l’endroit à l’étranger où l’on fait le plus attention à nous. C’est aussi une ville très sexy.
Quel est ton artiste préféré ? J’aime Cy Twombly, Nick Cave et Ricky Gervais. Que penses-tu du téléchargement gratuit sur Internet et des problèmes de droits d’auteur ? Beaucoup de gens nous connaissent en téléchargeant des MP3 gratuit, ce qui me rend très reconnaissant. Propos recueillis par Corentine GASQUET. (www.lepetitjournal.com - Milan) mardi 13 novembre 2007
Mercredi 21 novembre : Musicdrome, ex Transilvania, via Paravia 59, http://www.musicdrome.it/, billeterie : http://www.ticketone.it/
Le site de The national : http://www.americanmary.com/
Albums Boxer (2007) Alligator (2005) Cherry Tree (2004) Sad songs for dity lovers (2003)
The national dans les médias français Libération http://www.liberation.fr/culture/musique/255505.FR.php Les inrocks http://www.lesinrocks.com/index.php?id=63&tx_critic[notule]=206475&cHash=c1027321dd http://www.lesinrocks.com/index.php?id=62&tx_article[notule]=176934&cHash=c7ff7543e9 France Inter http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/cestlenoir/playlists.php |