| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 11-11-2007 23:00
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Arnold Schwarzenegger, gouverneur de l’Etat de Californie, engage un bras de fer juridique avec l’Etat fédéral américain. Il accuse le gouvernement de ne pas entériner son dispositif écologique. Ce n’est pas la première fois qu’il s’oppose à la politique de Bush sur le sujet. Portrait d’un gouverneur qui dérange Arnold Schwarzenegger s'est converti à l'écologie (photo AFP)
On le connaissait soulevant de la fonte, poursuivant ou sauvant Sarah Connor ; on le connaît maintenant comme le gouverneur de Californie, et un gouverneur entreprenant, voire même provocant. Arnold Schwarzenegger, après ses succès cinématographique, a pris les rênes du plus prospère des états américains en 2003 avec des objectifs clairs : réduire les dépenses publiques et prendre part à la lutte contre le réchauffement climatique. Mais voilà, pour s'attaquer auz déficits, il a fallu réduire les subventions et les aides aux établissements publics. Schwarzy a affronté alors le mécontentement des pompiers, des infirmières ou des enseignants. Mais son travail a fini par porter ses fruits ; l’économie californienne est repartie, le chômage et les taxes ont baissé, et il a été réélu en 2006. Terminator avait donc les mains libres. Il a engagé ses réformes, dont la création d’un Département de la Santé Publique. En deux ans, il a investi plus d'argent dans l'éducation et les écoles publiques qu'aucun autre gouverneur dans toute l'histoire de la Californie : 2,6 milliards de dollars. Enfin, il a lancé ce qui va être son grand combat contre l’Administration américaine : la place de l’environnement. Quand Terminator devient le Géant vert En 2006, il a fait adopter par le Parlement de Californie un accord mettant tout simplement l'Etat en accord avec le protocole de Kyoto, que les républicains refusent obstinément de ratifier. Dans son combat écolo, Schwarzy pointe notamment du doigt l’industrie automobile dans un état où plus de 33 millions de véhicules circulent chaque jour. Arnold a porté plainte contre Washington et contre l’EPA, l’Agence de protection de l’environnement, au motif précisément que l'organisme fédéral n’a toujours pas entériné son dispositif écologique contre les nuisances automobiles. Concrètement, la loi prise par Arnold Schwarzenegger consiste à limiter en Californie les gaz à effets de serre (-30% à l’horizon 2016), principaux responsables des dérèglements climatiques. En effet, le réchauffement altère l’enneigement, donc le niveau d’eau douce et accroît, en bout de chaîne, les risques de feux de forêt. Dernièrement, il a affiché sa volonté d’émancipation vis-à-vis de Bush en se rendant rapidement sur les lieux des incendies qui ont ravagé la côte californienne, provoquant ainsi la comparaison avec le trop long temps de réaction de Bush lors de l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans. Il a profité ainsi de l’occasion pour rappeler la relation entre les catastrophes climatiques et le réchauffement climatique. La semaine dernière, c’est le pétrole qui engluait la baie de San Francisco mais pas la volonté de Schwarzy qui a immédiatement décrété l’état d’urgence. Bras de fer à suivre. Quentin DUQUENOY. (www.lepetitjournal.com) lundi 12 novembre 2007 En savoir plus L’Express - Pollution : la Californie de Schwarzenegger contre Washington Wikipédia - Arnold Shwarzenegger Le Monde - Marée noire dans la baie de San Francisco, l'état d'urgence proclamé
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