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60 millions de touristes foulent chaque année le sol ibérique. Des vacanciers qui se transforment en "proies" idéales pour les voleurs du pays. Au sein de réseaux très organisés, ces derniers inventent des techniques de vol toujours plus originales. Les "locaux" n’y échappent pas non plus (Photo LPJ)
Il court, il court le voleur...Et dans les hauts lieux du tourisme espagnol, plus qu'ailleurs, il est vif, discret et prédateur. Pour attraper sa proie, toutes les techniques sont bonnes : vol à la tire, dépôt d'une substance sur les gens similaire à celle d’excréments d’oiseaux, diversion de l’attention par la parole ou par la signature de fausses pétitions, vol à l’arrachée en scooter... Un vrai fléau qui persiste, malgré la mise en place d’un dispositif de police dans des endroits stratégiques. Mais que fait la police ? Dans la Communauté de Madrid, pas moins de 51.668 vols, principalement des effractions à domicile, ont été déclarés en 2006. En Catalogne, 120.000 délits ont été enregistrés par la Direction Générale de Police, dont 61.000 commis à Barcelone, alors que 2.614 Mossos patrouillent chaque jour dans les rues de la ville. Selon Belt Iberica, spécialiste en sécurité dans tout le pays, l'Espagne enregistrerait 425.000 vols chez les particuliers par an, soit un chaque minute. Les vols à la mode Les grandes villes ne sont pas les seules à être sujettes aux vols. Sur les autoroutes ou aires de repos espagnoles, les brigands ont de l'imagination à revendre. Ils opèrent différemment, mais toujours aussi habilement. Vêtus d’uniformes de police par exemple, ils font signe aux automobilistes de s’arrêter. Prétextant alors un contrôle anti-drogue, ils fouillent l’ensemble du véhicule et les passagers pour subtiliser rapidement biens et argent. Autre technique : jouer les bons samaritains et prétendre venir en aide. Sur la route, ils indiquent aux conducteurs qu’ils ont un pneu à plat pour faire stopper le véhicule. Ils profitent alors de la situation pour dérober l’engin et laisser la victime sur le bord de la route. Une mise en scène organisée qui fait la fortune d’escrocs de tout le pays. Rebecca FOURE. (www.lepetitjournal.com) lundi 12 novembre 2007 Lire aussi El Pais du 14 octobre 2007 Rapport Belt Iberica |