| Ecrit par BUDAPEST,
le 13-11-2007 00:00
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Le 6 novembre dernier s'est déroulée au musée hongrois d'histoire militaire, une journée de la Tunisie organisée par le Chargé d'affaires de l'ambassade, Adnene Damergi et son épouse, tout récemment arrivés à Budapest
Photo LPJ
Madame Damergi y a tenu une conférence sur les acquis de la femme tunisienne depuis l'Indépendance. 2007 marque un double anniversaire, celui de la proclamation de la République le 25 juillet 1957 et du changement qui s'est opéré le 7 novembre 1987 et l'arrivée du nouveau président Ben Ali au pouvoir. "Le Code du Statut Personnel promulgué lors de l'indépendance du pays accorde beaucoup de droits à la femme tunisienne. Code de la femme et de la famille, il crée le divorce judiciaire, le droit de garde des enfants octroyé presque systématiquement à la mère, interdit la polygamie ainsi que le mariage des filles avant 17 ans. Ce qui fait de la Tunisie un modèle de modernité dans le monde arabe et un cas presque unique dans l'aire musulmane (si l'on excepte la Turquie de Mustapha Khémal)" nous a-t-elle précisé. Ce code n'a cessé d'être renforcé depuis le changement survenu il y a 20 ans. Les Tunisiennes participent à tous les aspects de la vie économique, sociale et politique du pays. Elles représentent par exemple 57% des étudiants du supérieur, 25% de la population active et, cas enviable en France aussi bien qu'en Hongrie, 22% des députés sont des femmes. Le point sur l'économie tunisienne Adene Damergi a ensuite pris la parole et entretenu son auditoire du développement de l'économie tunisienne, rappelant les changements et les évolutions des deux dernières décennies, se fondant en cela sur le dernier rapport de Davos. Elle a subi effectivement de très profonds changements, délaissant progressivement l'aspect agricole au profit des services et de l'industrie, particulièrement manufacturière, puisque cette dernière représente 80% des exportations nationales. De grands efforts de modernisation ont été entrepris ces dernières années, notamment dans le domaine des infrastructures routières et des télécommunications. Mais c'est également dans l'éducation et la formation d'une main-d'oeuvre de plus en plus qualifiée et compétente que s'est engagé la Tunisie. Ainsi a-t-il investi 7,5% du PIB dans l'éducation. C'est véritablement sur le capital humain que s'appuie résolument la Tunisie moderne. Tous ces efforts et ces réformes n'ont cessé d'œuvrer pour l'amélioration de la situation économique du pays contribuant à lui offrir aujourd'hui une croissance annuelle de 6% et faisant progresser régulièrement la nation dans la modernité. G. GERMANAIS. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 13 novembre 2007
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