Dans le cadre du festival de cinéma franco-mexicain, un projet original s’est démarqué, une illustration supplémentaire du mélange des cultures. J’ai deux amours, c’est aussi l’histoire d’un mariage de toujours : entre cinéma et musique
Nous sommes allés rencontrer Aurélie Semichon, pour qu’elle nous parle de ce spectacle qu’elle met en scène et co-produit. Nous aurions aimé pouvoir vous dire que c’est sensationnel, mais la représentation unique aura lieu le vendredi 9 novembre, au Teatro de la Ciudad. Nous attendrons comme vous de pouvoir y assister. Si nous en parlons ici néanmoins, c’est parce que sa démarche originale mérite attention. Avec le soutien de l’ambassade de France, de la Ciudad de Mexico et de la Filmoteca de la Unam, l’idée naquit de proposer un véritable ciné concert, concept devenu presque inédit aujourd’hui. Presque, car la UNAM propose régulièrement des projections de vieux films muets, accompagnés par une pianiste qui improvise en live : Deborah Silberer. Cette dernière s’est engagée avec enthousiasme dans le projet J’ai deux amours, en tant que directrice musicale.
3 films, 32 choristes Le cœur du scénario étant Paris, les films choisis s’y déroulent ou y rendent hommage : La Trompette de Tom Pouce, film de 1913 retrouvé par la filmothèque de la UNAM et restauré par le CNC, précèdera Paris qui dort de René Clair (1923), avant que Le Ballon rouge, d’Albert Lamorisse (1956), ne clôture le spectacle. Le premier film sera uniquement musicalisé, sans textes, comme pour mieux marquer l’arrivée des chansons par la suite. Le choeur du Lycée franco-mexicain de Mexico, les chanteurs du lycée (direction Cristina Stevens), interprètera sur René Clair de grands classiques de la variété francophone, de Joséphine Baker à Piaf, pour leurs plus grands succès. Pour Le Ballon rouge, retour à un répertoire plus classique : le Stabat Mater de Pergolese, ou encore la Nuit de Rameau, le tout se terminant par un extrait du film Les Choristes (Cerfs-volant). Les chanteurs seront accompagnés du piano de Deborah Silberer, mais aussi par un ensemble de cordes : violons, harpe, guitares. La scénographie se compose d'un décor organisé autour de l’écran, illustrant l’ambition de faire des musiciens des acteurs à part entière d’une représentation théâtrale. Décors, films, musique, histoire de Paris, scénographie : chaque muse devrait trouver son expression dans cette mise en scène d’Aurélie Semichon. Sur les 32 petits chanteurs, la plupart sont franco-mexicains. Le spectacle se donnera une seule fois, à Mexico, dans un haut lieu de la culture mexicaine. Il est soutenu par le Secrétariat National à la culture. C’est en toute logique que ce beau projet prend place au coeur du festival de cinéma franco-mexicain qui s’ouvre jeudi 8 novembre. Il est l'une des initiatives les plus ambitieuses de l’année pour le rassemblement des cultures françaises et mexicaines. David ROBERT (www.lepetitjournal.com - Mexico) mardi 6 novembre 2007
A noter sur vos agendas : J’ai deux Amours, vendredi 9 novembre au Teatro de la Ciudad de Mexico (Donceles 36, Colonia Centro), à 20h30. Places entre 70 et 174 pesos. Une coproduction Club Med, Lift et Capto Images. Venez découvrir Paris à Mexico !
Site du spectacle, infos, partenaires : www.cineconcierto.com |