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SOCIAL - Un mois de novembre difficile |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 08-11-2007 00:00
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Comme prévu, les chemins de fer hongrois ont fait grève hier pendant 2 heures dans la matinée. Ce n'était pas une surprise, novembre d'après la presse magyare sera le mois des grèves et des manifestations
un syndicalisme difficile à mettre en place (Photo http://www.mszosz.hu/) Même si traditionnellement, les Hongrois ne font que peu la grève et manifestent encore moins, la presse hongroise a titré sur les difficultés du mois de novembre. La série a peut être commencé dès hier. De 6 à 8 heures hier matin, les cheminots de deux syndicats ont fait grève. Ils protestent contre le projet du ministère de l'Economie et des Transports qui prévoit de fermer définitivement des lignes de chemins de fer secondaires. De même, c'est pour eux, l'occasion de manifester leur mécontentement sur la façon dont ils ont été consultés pour la mise en place de ces mesures d'économie. 90% des cheminots ont participé à la grève. Les deux syndicats qui ont mené la grève, le Syndicat indépendant des cheminots SVDSZSZ et l'Union des cheminots (VSZ) comptent environ 20 000 membres correspondant à 80% des cheminots hongrois. Une loi ambigüe En Hongrie, les syndicats ne semblent pas avoir un poids très important dans les négociations de tous ordres. C'est peut-être regrettable alors que le gouvernement est en pleine phase de réformes qui touchent de plein fouet les salariés du secteur public. Ainsi les dirigeants d'entreprises publiques sont rémunérés par l'entreprise elle-même et touchent des salaires de cadres supérieurs, environ 700 000 HUF par mois (un peu moins de 3000 euros) ce qui en Hongrie correspond à une excellente rémunération (pas qu'en Hongrie d'ailleurs). De même, les entreprises privées ne sont pas obligées d'accueillir des syndicats en leur sein et souvent lors de la création de ces mêmes entreprises, il peut être stipulé que les syndicats y sont interdits. C'est souvent le cas avec les entreprises à capitaux étrangers. La loi hongroise est ambigüe car elle n'oblige pas l'entreprise à accepter une présence syndicale. C. VRAIN (www.lepetitjournal.com - Budapest) jeudi 8 novembre 2007
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