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SOCIETE - Le tourisme homosexuel fait mouche |
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mercredi 07 novembre 2007 |
Parmi l'offre touristique développée dans la capitale, celle à destination des homosexuels fait florès. En témoigne l'inauguration, la semaine dernière, d'un hôtel de luxe pour notamment les couples gays
 Il y a cins ans, Carlos Melia a ouvert la première agence de voyages gay en Amérique latine (Photo DR)
Bed and breakfast réservés aux homosexuels, milongas ouvertes aux seuls couples gays et, depuis la semaine dernière, un hôtel de luxe à destination de cette clientèle réputée à fort pouvoir d'achat. Depuis quatre ans, Buenos Aires s'impose comme la ville du tourisme gay en Amérique Latine. "Je suis tombé amoureux de cette ville, des gens, de sa culture, explique Juan Julia Blanch, propriétaire du flambant neuf hôtel Axel, implanté à San Telmo, son deuxième établissement après celui de Barcelone. Le potentiel commercial était là, je n'ai pas hésité". Avant lui, Carlos Melia a ouvert, il y a cinq ans, la première agence de voyages gay en Amérique latine. "Dans la capitale, il n'y a pas de quartier gay comme dans d'autres villes mais les homosexuels se sentent bien un peu partout". De fait, de nombreux établissements accueillant des touristes se déclarent "gay friendly".
Niche du marché touristique Plusieurs guides spécialisés (Guía total Buenos Aires, gayba...) recensent ces lieux où homos et hétéros partagent une soirée, un hôtel en toute tolérance. Attention cependant prévient Carlos Melia : "De nombreux établissements se déclarent gay friendly afin de capter une nouvelle clientèle. Il s'agit juste d'une statégie marketing pour se donner des airs avant-gardistes". Son agence, Pride Travel, orchestre des séjours touristiques sur mesure, notamment pour les gays en vérifiant le degré de tolérance de ces établissements. De son côté, la municipalité se félicite du développement de cette niche de marché touristique et propose sur son site internet des liens avec l'offre gay. "La ville de Buenos Aires a toutes les conditions requises pour attirer ces touristes, non seulement grâce à son offre culturelle et ses attraits touristiques, mais surtout pour ses conditions de tolérance et de non-discrimination" rappelle Jorge Giberti, Subsecretario de Turismo del Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires. Comme un symbole, une loi sur l'union civile a été adoptée en 2003 et permet la reconnaissance administrative aux couples homosexuels. La dévaluation du peso et les nuits agitées de la capitale ont fait le reste : "Les autorités estiment qu'à travers le monde, 20% des revenus touristiques sont générés par la clientèle homosexuelle" reprend Carlos Mélia. Buenos aires a reçu en 2006, plus de deux millions de touristes, un chiffre en augmentation de plus de 13% par rapport à 2005. Caroline BEHAGUE. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mercredi 7 novembre 2007 |