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VISITE - La Villa Grimaldi, haut-lieu de la mémoire chilienne |
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lundi 05 novembre 2007 |
L’ancien plus gros centre de torture de la dictature Pinochet, est un lieu de mémoire et de réflexion sur les Droits de l’Homme.Toute l’année des visites sont organisées par des bénévoles et des rescapés. A ne pas manquer
Lo muro de los nombres, où figurent les noms des disparus de la villa Grimaldi(photo T.L)
Derrière les murs rouges de la Villa Grimaldi, 4.500 personnes furent détenues illégalement et torturées entre 1973 et 1988. 226 n’en sont jamais sorties. La DINA (police politique de Augusto Pinochet) y réprimait dans le plus grand secret les opposants à la dictature, principalement des militants du MIR (mouvements de la gauche révolutionnaire) et du Parti Communiste. Michelle Bachelet y fut détenue avec sa famille. La Villa a été détruite à la fin des années 1990 pour éliminer toute trace de son usage terrifiant. Avec le retour de la démocratie, le gouvernement chilien a décidé d’y créer le "Parc pour la Paix – Villa Grimaldi" inauguré le 22 mars 1997.
Recueillement et pédagogie Les mosaïques colorées et les fontaines au milieu des jardins fleuris du parc pour la paix, contrastent avec les atrocités sans nom qui s’y déroulèrent. Aujourd’hui reconvertie en mémorial pour la paix, la Villa Grimaldi se veut avant tout un lieu de mémoire et de réflexion sur les Droits de l’Homme. Un lieu de recueillement pour les proches de victimes - torturées, mortes ou disparues - et pour que de telles horreurs ne se reproduisent plus. Au fond du jardin sont exposés portraits, lettres, effets personnels de disparus : ces fragments de vie mettent des visages sur la trop longue liste des disparus. Les bénévoles de la corporation pour la paix de la Villa Grimaldi prennent en charge ce travail de transmission de la mémoire, organisant toute l’année de nombreuses visites guidées, en compagnie de rescapés. C’est l’occasion pour les visiteurs de prendre conscience de la réalité de la dictature, de ses exactions, mais aussi des actes de solidarités et de bravoures que beaucoup ont payé de leur vie. Plus qu’une visite, c’est un pas en avant vers une mémoire et un travail de justice, au côté des familles, amis, anciens prisonniers. T.L. (www.lepetitjournal.com Santiago ) lundi 5 novembre 2007 Ouvert tous les jours de 10h à 14h et de 15h à 18h Avenida José Arrieta 8401, Penalolen – Santiago du Chili e-mail : villagrimaldi@villagrimaldicorp.cl Infos: http://www.villagrimaldicorp.cl/ |