| Ecrit par Vincent Chevalier,
le 31-10-2007 01:00
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Braqueurs téméraires, amis à la vie à la mort, flic tenace : ce sont les personnages du Dernier gang d’Ariel Zeitoun. Un polar rebelle inspiré du gang des Postiches, qui se laisse quand même prendre aux sirènes de l’amour
Ariel Zeitoun aime les comédies bruyantes aux personnages hauts en couleur (XXL, Bimboland, Le nombril du monde). C’est cependant oublier qu’il a aussi touché du bout de sa caméra au film de genre dès sa première réalisation avec Saxo. Alors quand il a rencontré André Bellaïche, ex-membre du Gang des Postiches, il a vu au cours de leurs discussions passionnées l’occasion de pondre un polar s’inspirant très librement de cette célèbre bande de braqueurs. Plus hauts en couleur en effet tu meurs ! Les Postiches ont ridiculisé les forces de police dans les années 80, en dévalisant une trentaine de banques parisiennes, accoutrés dans des déguisements invraisemblables de rabbin, pilote d’avion… se permettant même de rester des heures sur les lieux de leurs forfaits afin de percer la totalité des coffres.
Plus on est de fous… Mais plus qu’un polar, Zeitoun livre un film de potes, porté en cela par une distribution au diapason. Vincent Elbaz en tête se glisse avec aisance dans la peau du leader, Simon, un personnage entier. On a envie d’être son meilleur ami dans une scène ; on le déteste dans une autre. Outre la bande de joyeux drilles qui l’entourent -Sami Bouajila, Pascal Elbé, Guillaume Viry-, il se retrouve opposé à un flic opiniâtre, Milan, qui a juré sa perte, incarné par un Guillaume Lellouche transcendé. Lui, si habitué à jouer les seconds couteaux qui amusent la galerie, ne fait plus rire du tout. Ainsi, le film passe tour à tour du côté des braqueurs, où la légèreté semble paradoxalement de mise tandis que l’étau se ressert autour d’eux, à l’univers plus angoissé de Milan, et donc plus typique des films noirs. Les anti-romantiques ne verront dans l’histoire d’amour entre Simon et Julie, fille à papa charmée par le gangster, qu’un classique du genre maintes fois traité. Cette facette du scénario propose pourtant quelques unes des scènes les plus tendues du film, et sans doute les plus belles. De la colère, des pleurs, du sang, mais aussi du rire pour cette virée en compagnie du Dernier gang. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 31 octobre 2007
Le dernier gang, réalisé par Ariel Zeitoun. Avec Vincent Elbaz, Guillaume Lellouche, Sami Bouajila, Clémence Poésy… Sorti en France aujourd’hui. Site du film.
Egalement en salle : Le Premier cri, film-documentaire interculturel sur la naissance
Le Premier Cri est un documentaire qui présente les tous premiers instants de la vie, la mise au monde d’un enfant. Gilles de Maistres a ainsi parcouru le globe pour enregistrer ces instants si rares, et si différents selon les cultures. En arrivant deux semaines avant l’accouchement, le réalisateur, seul avec sa caméra ou accompagné d’un ingénieur son, s’est intégré à la vie d’une dizaine de femmes. Ainsi, le spectateur est placé dans une situation d’attente, avant de vivre l’accouchement aux cotés des protagonistes. "Le Premier cri n’est pas qu’un film sur la naissance, c’est aussi un film sur les femmes. C’est une photo du monde d’aujourd’hui, un instantané émotionnel", décrit Gilles de Maistres. Mais c’est avant tout un moment très émouvant, et nombreux verseront une larme en guise d’accueil aux nouveaux nés. Vincent Chevalier (lepetitjournal.com) mercredi 31 octobre 2007 Site Officiel
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