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POLITIQUE - Sur le vote uninominal |
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mercredi 31 octobre 2007 |
Depuis lundi soir, le gouvernement a engagé sa responsabilité quant à l’introduction de la loi sur le vote uninominal. Le référendum du 25 novembre ne sera pourtant pas annulé. Le jour des élections européennes, les Roumains diront s’ils veulent le vote uninominal ou pas
Calin Popescu Tariceanu et Traian Basescu (Photo adevarul.ro)
Jusqu’à présent, les Roumains choisissaient leurs représentants parlementaires sur des listes. Ils auront désormais la possibilité de voter pour des noms, c’est le principe du vote uninominal. Mais deux variantes sont mises en avant : un scrutin majoritaire ou bien un scrutin mixte, incluant une part de vote à la proportionnelle. C’est la différence entre le vote uninominal proposé par le président et celui du gouvernement dirigé par Calin Popescu Tariceanu. Ce dernier a engagé lundi sa responsabilité pour que soit promulgué le projet de loi sur le vote uninominal approuvé par la majorité des partis parlementaires en mars dernier. Et propose un scrutin se déroulant sur un seul tour, le candidat ayant récolté le plus de votes étant automatiquement élu au Parlement, alors que les partis politiques reçoivent un nombre de sièges proportionnel à leur résultat au niveau national. "Il s’agit là d’un système de compensation pour une liste qui n’a pas été proposée aux électeurs" traduit Cristian Preda, doyen de la faculté des sciences politiques de Bucarest et conseiller présidentiel. Quant à la variante proposée par le président Traian Basescu, il est question d’un scrutin qui se déroulerait en deux tours. Le candidat qui récolte le plus de voix est élu. Cristian Preda explique que cette formule électorale "correspond au système français".
Toujours la même bataille politique Quelles que soient les différences, le vote uninominal est désormais une réalité dans le système électoral roumain. Pourtant, il aura fallu plus de six mois pour en arriver là. Car derrière l’emballement politique de ces derniers jours se cache toujours la même bataille entre le président et le Premier ministre. "Le gouvernement n’a pas négocié ce texte. C’est un coup de force pour récupérer l’avantage médiatique, ce n’est pas un engagement politique" insiste Cristian Preda, faisant allusion aux nombreux amendements qui ont été déposés par les parlementaires (ndlr : sur les 113 amendements, ou modifications, déposés, 24 ont été retenus par le gouvernement). De son côté, Ana Maria Mosneagu, présidente de l’association Pro Democratia, rappelle qu’"en France il existe des débats pour introduire une formule électorale à la proportionnelle, différente du système proposé par Basescu", qui est lui plus présidentialiste. En cas de désaccord avec le texte du gouvernement, les parlementaires ont jusqu’à demain pour déposer une motion de censure, ce qui est peu probable. Dans le cas contraire, cette loi sera envoyée demain au président. Mais Basescu a déjà fait savoir qu’il userait de tous les moyens légaux pour ne pas la promulguer avant le référendum du 25 novembre. Jonas MERCIER. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 31 octobre 2007
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