| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 05-09-2005 22:00
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La Cloche a sonné met joyeusement en scène le stage thérapeutique de six névrosés sous la houlette de Fabrice Luchini, un psy encore plus dingue que ses patients. Entourée de François Cluzet et Amira Casar, Elsa Zylberstein interprète une femme-enfant excentrique et nymphomane. Rencontre
Elsa Zylbertstein, plus rousse que jamais dans La Cloche a sonné (Photo : Lazennec - Eric CARO)
Lepetitjournal.com : On vous voit rarement dans des comédies. Qu'est-ce qui vous a poussé à rejoindre le casting de La Cloche a sonné ? Elsa Zylberstein : J'ai joué dans plusieurs comédies quand même ! Je veux tout de Guila Braoudé, Tenue correcte exigée de Philippe Lioret, ou L'Homme est une femme comme les autres de Jean-Jacques Zilbermann... J’adore la comédie et je pense avoir l’esprit, mais aussi le timing pour ce genre cinématographique. J'ai voulu jouer dans le film de Bruno Herbulot pour son scénario que j'avais trouvé très drôle, et parce que j'avais très envie de travailler avec Fabrice Luchini. C’est quelqu’un de surprenant, qui a une grande capacité pour improviser. Enfin, depuis Beau fixe en 1992 de Christian Vincent, je n'avais plus joué dans un film choral. J'avais envie de retenter l'expérience.
LPJ : Dans quelle mesure le film choral est différent pour un comédien ? E.Z. : Lorsque tu joues le rôle principal, le film raconte ton histoire. Et tu n'as plus qu'à te laisser porter. Dans un film de groupe, on n'a pas vraiment le temps d'installer son personnage. Les instants où tu peux exprimer des sentiments sont beaucoup plus courts. Le défi est de faire vivre en peu de temps un personnage, de faire ressentir au spectateur un vécu hors champs qu'il n'a pas eu sous les yeux. C'est très difficile d'exister dans un film choral.
LPJ : Quels sont vos projets ? E.Z. : Je serai en décembre à l'affiche de La Petite Jérusalem de Karin Albou, qui a été présenté à la Semaine de la critique à Cannes. Je joue un personnage qui est tout le contraire de mon rôle dans La Cloche a sonné : une fille pratiquante, orthodoxe, et c’est un film sur son rapport à l’amour, au couple et à la religion. Je viens d'autre part de finir le tournage de J'invente rien, une comédie romantique de Michel Leclerc avec Kad. Propos recueillis par Alexandre CHABERT. (LPJ) 6 septembre 2005
La Cloche a sonné
Un film de Bruno Herbulot; avec Fabrice Luchini, François Cluzet, Elsa Zylberstein, Amira Casar, Cartouche...
Sorti en France le 17 août 2005 www.tfmdistribution.com/laclocheasonne/ Entre planches et lagunes, Deauville et Venise ouvrent leur festival Venu présenter The Matador, Pierce Brosnan a ouvert vendredi le 31e festival de Deauville qui se tient jusqu’au 11 septembre. Sur les 10 films en compétition, cinq sont des premiers long-métrages qui viennent du cinéma indépendant. Alain Corneau, président du jury est secondé par Melvil Poupaud, Romane Bohringer, Dominique Blanc, Rachida Brakni, Enki Bilal, Dominik Mool, Brigitte Roüan et le chanteur Christophe. Ils devront attribuer le grand prix, le prix du jury et le prix du scénario. Voir le site officiel Au même moment, Venise accueille sa 62e Mostra jusqu’au 10 septembre. Sur les 19 films en compétition pour le Lion d'or, trois sont Français : Vers le sud de Laurent Cantet, Gabrielle de Patrice Chéreau et Les amants réguliers de Philippe Garrel. (LPJ – 6 septembre 2005)
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