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Au Francophonic festival, c’est la Belgique qui tient le haut du pavé cette année. Arno, le plus connu de la programmation est sans conteste une des perles du festival. Les autres groupes, sulfureux ou carrément tape-à-l’œil, tentent de se faire une place à côté du vieux loup flamand… Notre sélection Arno, le routard d’Ostende Arno aime la scène, et la route. Ce chanteur belge, né en 1949, fut aussi acteur de cinéma en 1996. S’il est revenu vers la chanson, c’est avant tout pour les tournées et le contact avec le public. Comme il le dit lui-même, ses albums ne sont que des prétextes pour faire des tournées. Arno est ce que la Belgique aimerait produire plus souvent : un Flamand francophone, et néerlandophone, par sa mère. Mais pas de politiquement correct. Son côté foutraque s’arrange des langues comme des mots. Pour ce natif d’Ostende, le français, l’anglais, le néerlandais (et même le patois d’Ostende !) font partie d’une même culture, où les frontières sont poreuses. De sa voix brisée à la Tom Waits, il réinvente des tubes franco-belge avec sa fougue et son ton rock’n’roll. Les Filles du bord de mer d'Adamo ou Elisa de Serge Gainsbourg ont pris les rides de ce routard de la chanson et de la tournée, et la patine de ses rencontres. A travers l’Allemagne, elles promettent de prendre des accents du Nord, et de nous surprendre, encore.
Vive la fête, le contraste sulfureux Rien de patiné dans le groupe Vive la fête, une des étoiles filantes de la fin des années 90. Le groupe se veut sexy et branché. Au premier abord, c’est le contraste qui frappe. Els Pynoo, une ex-top modèle, poupée platine, n’hésite pas à jouer de ses charmes, incontestables. Danny Mommens, petit brun maigre, a le visage balayé par des raies de cheveux noires. Mais le contraste n’est pas qu’esthétique. Au niveau musical, l’association d’une gaîté des paroles et de la sombre new wave rend le duo détonnant particulièrement efficace. Le groupe connaît le succès dans les années 2000, alors qu’un certain Karl Lagerfeld les repère, et exploite leur chic haute-musique lors de ses défilés. Un concert en clair-obscur, et en français dans le texte, à tenter absolument.
Hollywood porn star (Photo DR)
Hollywood Porn Star et Malibu Stacy... cherchent encore leur âme Hollywood Porn Stars et Malibu Stacy font la première partie des sulfureux Vive la fête. D'inspiration nettement anglosaxonne, avec leur nom tape-à-l’œil les Hollywood Porn Stars cherchent à entrer dans la cours des grands avec la sortie de leur deuxième album, "Satellites", grosses guitares à l'appui. S’il faut leur reconnaître une certaine facilité à composer des riffs entêtants, leur rock tendu manque peut-être un peu d'âme pour séduire réellement. Le même reproche peut être fait aux Malibu Stacy qui ont quant à eux les yeux définitivement tournés vers l'Amérique. Leur musique conviendrait très bien pour les films sur les campus américains. Cela n'empêche pas le refrain de leur chanson "Los Angeles" d'être clairement obsédant et leur look d'être bien soigné. On leur aurait préféré un groupe comme The Tellers, LA révélation belge de l'année en matière d'indie rock... Leila WEBER et Cécile BOUTELET. (www.lepetitjournal.com - Berlin) jeudi 1er novembre 2007
www.arno.be www.myspace.com/vivelafete1 www.myspace.com/hollywoodpstars www.myspace.com/malibustacyband Vive la fête/Hollywood Porn Stars/Malibu Stacy : Kesselhaus, le 07.11, 14-17 euros Arno/Katel: Kesselhaus, le 28.11, 14-16 euros |