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ACTU - Royal, en invitée VIP des élections |
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mardi 30 octobre 2007 |
Ce fut une surprise. Ségolène Royal est apparue aux côtés du couple
présidentiel argentin, dimanche, juste après le premier discours officiel de
Cristina Kirchner. Nicolas Sarkozy a téléphoné, hier, à la future
présidente.
(Photo DR - QG de campagne de Cristina, hôtel Intercontinental)
Ségolène Royal a été l'invitée inattendue de la présidentielle argentine. Alors que Cristina Kirchner terminait, dimanche soir, son premier discours en tant que présidente, elle empoignait l'ex candidate française sous les applaudissements de la foule. Celle-ci rejoignait le couple présidentiel dans sa première apparition publique depuis l'annonce des résultats. Ségolène Royal achevait ainsi sous les confettis un voyage de quelques jours en Argentine. Vendredi, la présidente de la région Poitou-Charentes rencontrait Cristina Kirchner en tête à tête, tandis qu'elle rendait visite, samedi, aux mères de la place de mai ainsi qu'à une délégation syndicale. Savourant la victoire d'une femme à la présidence de la république, Ségolène Royal a estimé que l'Argentine a donné "au monde une belle leçon d'égalité" en élisant la péroniste Cristina Fernandez de Kirchner. "Une femme volontaire, déterminée, est aujourd'hui élue à la magistrature suprême. Je salue son courage car je sais combien, sous toutes les latitudes, c'est toujours plus dur pour les femmes" déclarait celle qui s'est incliné devant Nicolas Sarkozy en mai dernier.
Sept électeurs sur dix ont voté pour une femme Dimanche, presque sept électeurs sur dix ont voté pour une femme si on ajoute le score d'Elisa Carrió, leader de la Coalición Cívica et celui, confidentiel, de Vilma Ripoll, candidate d'extrême gauche. Contrairement aux idées reçues, l'Argentine n'est pas un pays machiste en politique. Et même si le droit de vote n'a été accordé aux femmes qu'en 1947, un quart des députés et 40% des sénateurs du pays sont issus de la gente féminine, un chiffre comparable aux démocraties d’Europe du Nord. Ces statistiques laissent Ségolène Royal rêveuse: "Michelle au Chili, Cristina en Argentine : (...) voici venu le temps d'un partage plus égal des responsabilités gouvernementales entre les hommes et les femmes".
Un coup de fil de l'Elysée De son côté, Nicolas Sarkozy a téléphoné à Cristina Fernandez de Kirchner et l'a invitée à se rendre à Paris "dès que possible", a annoncé l'Elysée dans un communiqué. "Il a tenu à la féliciter pour sa brillante victoire, obtenue dès le premier tour (...) Le président a assuré la nouvelle présidente argentine de sa volonté de travailler au renforcement de notre dialogue, de nos relations bilatérales et au développement de notre concertation sur les grands dossiers internationaux, où les convergences entre nos deux pays sont fortes", a ajouté la présidente. Dans la gestion quotidienne, la politique n'a finalement pas de sexe.
C.B. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) le 30 octobre 2007
Tous séduits par Ségolène Royal. Le quotidien argentin Clarín rapportait, dans son édition d'hier, que la désormais célibataire présidente de la région Poitou Charentes n'avait pas laissé indifférents les ministres et collaborateurs rapprochés du couple Kirchner. Même si ceux-ci peinaient à lui faire la conversation en français, ces messieurs l'auraient trouvé très sympathique.
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