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EDUCATION – La DGCI donne des cours "à la française" |
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lundi 05 novembre 2007 |
L’Université d’Ain Shams est l'un des fleurons de l’Education nationale égyptienne. En 1993, avec le concours du Ministère des Affaires Etrangères et de l’Ambassade de France en Egypte, la FNEGE a créée le Département de Gestion et de Commerce International, financé pour partie par la France et sous le pilotage du CFCC
Si au départ, le DGCI ne délivrait qu’un baccalauréat de commerce, des étapes majeures ont été franchies. Elles permettent aujourd’hui à tous les étudiants de cette unité de suivre un cycle complet de formation jusqu’au Master dans le cadre européen LMD. La formation est réalisée pour une moitié en français et l’autre moitié se partage entre l’arabe et l’anglais.
Un développement rapide et efficace Dès 1995, un troisième cycle a été mis en place sous la férule de la FNEGE et l’aide de l’Université Panthéon-Sorbonne. Cette formation, préparant à la fois au certificat préparatoire du Magistère de contrôle de gestion en français d’Ain Shams et au Master Comptabilité – Contrôle - Audit (CCA) de l’IAE Paris, est organisée sur 2 ans et est surtout fréquentée par des salariés d’entreprise. En 2000, le Département accueille le MBA - International de l’IAE Paris et de l’Université Paris - Dauphine. En 2001, l’Université de Poitiers, nouveau partenaire, permet l’obtention du Diplôme Universitaire de Gestion, DUM, en 2 ans, la Licence de Sciences de Gestion, LSG, en 3 ans, et enfin une équivalence à la Maîtrise de Sciences de Gestion en 4 ans. L'an dernier, sur le modèle du CCA ci-dessus, a été ouvert le Master Marketing et Stratégie.
80% des étudiants sont des jeunes femmes Environ 300 étudiants profitent des différentes formations assurées par des professeurs français en courte mission ou permanents et des professeurs égyptiens. Stéphane Griffiths, coordinateur du Département, constate que près de 80 % des étudiants sont des jeunes femmes. La mise en place des entretiens de sélection augmente la mobilisation masculine.
Les goûts évoluent en fonction du temps "Après avoir connu une période où la priorité était donnée à la gestion et à la comptabilité, maintenant l’art noble est devenu le marketing" dit Stéphane Griffiths. "Quant au niveau des études, si on peut penser que l’écart entre l’instruction délivrée en France est supérieure à la nôtre, il est bon de noter que ce sont 2 de nos étudiantes, bénéficiaires d'une bourse d'excellence EIFFEL pour un Master 2, qui "tirent" leur promo à Poitiers". "Le Département attire peu d’étudiants du Moyen Orient car l'anglaise prédomine dans la plupart de ces pays. En revanche, les étudiants africains pourraient être plus intéressés, en particulier les non arabophones, c’est d’ailleurs le cas dans la filière droit (IDAI à l'Université du Caire) où ils constituent déjà 30 % des élèves. C’est pour cela que nous souhaitons augmenter la part de la langue de Shakespeare dans nos formations tout en gardant notre particularité française bien entendu" conclut-il.
Une formation "à la française" Si les Français se plaignent parfois de leur système éducatif, il faut rappeler qu’il est l'un des meilleurs au monde et que nos étudiants doivent à la fois être capables de réflexion, du sens de la recherche individuelle et collective, d’autonomie et d’esprit critique. Ceci les place en rang d’honneur partout où leur talent s’exprime quelle que soit leur origine ou leur pays de résidence. C’est cette formation "à la Française" que le DGCI transmet. François de MARTINO. (www.lepetitjournal.com – Le Caire) lundi 5 novembre 2007
Contact : dgci@tedata.net.eg www.ambafrance-eg.org Tél : + 20 2 24 01 94 79 ou + 20 2 22 60 92 49
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