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AMSUD - Les Argentins ont choisi la continuité |
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| Ecrit par BUENOS AIRES,
le 29-10-2007 00:00
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Après l’élection, hier dès le premier tour, de Cristina Fernández de Kirchner, la véritable énigme de la campagne présidentielle argentine est en passe d’être résolue : quelle va donc être la politique menée par l’ex-première dame du pays ?
La candidate Cristina Fernández de Kirchner, épouse de l'actuel président Néstor Kirchner, a remporté hier, dès le premier tour, les élections présidentielles, avec 44,8% des voix contre 22% pour sa rivale, Elisa Carrió, leader du mouvement Coalición Cívica (1). La première dame du pays confirme ainsi ce que les sondages prédisaient depuis plusieurs mois. Face à une opposition éclatée, fruit de nombreuses alliances peu lisibles politiquement, Cristina Fernández de Kirchner a su s’imposer avec un programme qui tient en trois mots : changer sans changement. La future présidente - qui succédera à son mari le 10 décembre prochain - n’en dira pas vraiment plus tout au long de sa campagne présidentielle, profitant du bilan favorable de son mari particulièrement apprécié par les couches populaires de la société. Dans les grands centres urbains (Buenos Aires capitale, Córdoba et Rosario, entre autres), cette femme élégante, trop aux dires de ses opposants, s’impose plus difficilement. D’un naturel méfiant et autoritaire, la candidate n’a accordé que mercredi dernier quelques interviews à des radios et chaînes de télévision triées sur le volet. La quinquagénaire a préféré, ces derniers mois, parcourir le monde : Europe, Etats-Unis, voisins d’Amérique Latine afin de conforter sa stature de chef d’Etat.
Politique du peso compétitif Même si l’actuelle sénatrice de la province de Buenos Aires mène depuis une vingtaine d’années une carrière politique aux côtés de son mari, elle n’a jamais occupé un poste exécutif. "Il va falloir attendre sa possible prise de fonction pour voir si elle possède vraiment une existence politique, explique Hugo Passarello Luna, fondateur du site Argentina Elections 2007. En temps normaux, c’est l’inverse qui se produit". Néanmoins, c’est dans un contexte économique délicat que la future Présidente devra convaincre. Depuis 2003 et l’arrivée de Néstor Kirchner au pouvoir, l’Argentine connaît un taux de croissance de près de 9% par an, avec un taux de chômage en fort recul, passant, cette année, sous la barre des 10%. Cristina devra gérer les risques de surchauffe : l’inflation qui fait peur, les infrastructures et les ressources en énergie qui manquent et le règlement de la dette du Club de Paris qui devrait rassurer les investisseurs étrangers. Mais le programme de la Présidente est resté flou et le débat avec l’opposition inexistant. Interrogée par la chaîne de télévision Todo Noticias (TN), la candidate a fait savoir que ses priorités étaient la lutte contre la pauvreté grâce à une réforme de l’éducation via une meilleure adaptation au monde professionnel ou encore la poursuite du développement industriel en s’appuyant sur la politique du peso compétitif. Une politique jugée génératrice d’inflation par ses opposants politiques. "Les mêmes qui militaient pour la convertibilité peso-dollar, rétorque Cristina Kircher, et on a vu où cela nous a menés". Caroline BÉHAGUE. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) lundi 29 octobre 2007
(1) : Estimations officielles à 95% des bulletins dépouillés. Les chiffres définitifs seront communiqués mardi.
Visite de Ségolène Royal L’ex-candidate aux présidentielles françaises Ségolène Royal a rencontré, vendredi, Cristina Kirchner en Argentine, rendant la politesse à la future présidente du pays qui lui avait rendu (ainsi que Nicolas Sarkozy) lors d’une visite en France, en février dernier. Ségolène Royal a déclaré avoir trouvé originale la personalité de Cristina Kirchner, qui allie féminité et capacité à exercer une autorité. La future présidente a confié à la malchanceuse ex-candidate : "Ce n'est pas parce qu'on fait une campagne électorale qu'on doit se vêtir de haillons".
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