| Ecrit par BUDAPEST,
le 30-10-2007 01:00
|
|
Récemment élue au Parlement, membre du parti chrétien-démocrate (KDNP), c'est en raison de son parcours professionnel d'enseignante et de pédagogue que le parti lui a demandé de se présenter à la députation. Entretien avec Rózsa Hoffmann avant son départ pour Skopje où se tenait la semaine dernière une réunion de l'Association Parlementaire de la Francophonie
(Photo LPJ)
Rédactrice en chef du magazine Mester és Tanitvány (Maître et Elève), auteur de nombreux livres et articles, Rozsa Hoffmann est avant tout une enseignante passionnée de pédagogie et de formation des maîtres. Professeur de Lettres, elle a fondé le Lycée Németh László, école de huit classes, sur le modèle de ce qui existait déjà avant la guerre. Aujourd'hui, la Hongrie compte une centaine d'établissements similaires. Elle en a quitté la direction en 1997 pour fonder l'université catholique de Piliscsábá, à une trentaine de kilomètres de Budapest. Elle s'occupe actuellement de la formation des enseignants à la Faculté de Lettres et en dirige le département pédagogique. C'est par le biais de mouvements culturels, créés entre autres avec l'ancien ministre de l'Education Nationale, Pálinkás Jozsef, que Rozsa Hoffmann fera la connaissance de personnalités du Parti chrétien-démocrate et de Orban Viktor, qui la convaincront, au vu de son expérience de pédagogue, et de son investissement dans ce domaine, de se présenter aux dernières élections législatives. Un député francophile Francophone et francophile, elle est membre du Club France au sein de la Fondation SZPMA, cercle libre lié au FIDESZ (notons que la Fondation compte cinq autres clubs, à savoir allemand, atlantique, japonais, russe et italien). Son objectif est de réunir des personnalités des milieux économiques et culturels, afin de tisser des liens internationaux solides, et la dernière réunion s'est tenue le 10 octobre à l'hôtel Hilton, pour un petit déjeuner informel, sous la présidence du Dr Granasztoi, historien. Rozsa Hoffmann est également présidente du groupe d'amitié France-Hongrie au Parlement, et membre des groupes belgo-hongrois et helvético-hongrois. Elle participe aussi à la section des femmes de l'APF. La 33e réunion s'est tenue à Libreville, au Congo, au printemps dernier ; il y fut notamment décidé de tenir un séminaire à Budapest cet automne sur le thème de l'amélioration de la participation féminine à la vie politique. Rappelons que le Parlement hongrois ne compte que 10% de femmes environ. "Le but de cette organisation est d'accroître le rayonnement de la culture et de la langue françaises", nous confie-t-elle. "Nous sommes attachés au principe de pluriculturalité et aux valeurs de l'ancienne Europe". Quant à l'avenir des relations franco-hongroises, elle attend que les liens se resserrent davantage et que les contacts se fassent désormais plus fréquents. Grégory GERMANAIS. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 30 octobre 2007
|