| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 25-10-2007 00:00
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Les six groupes de travail sur le Grenelle de l’environnement ont rendu leur rapport hier. Il fourmille de volonté, d’idées et d’espoirs. Tous attendent du concret, mais c’est à Nicolas Sarkozy de trancher sur les orientations à adopter C'est autour du ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo que se sont ouvertes les dernières discussions du Grenelle (photo AFP)
Depuis plus de 3 mois six groupes de travail planchent sur des propositions d’action en faveur de l’environnement, en plus de la consultation du public qui a eu lieu entre la mi-septembre et la mi-octobre sur le site du gouvernement. Les membres des groupes sont réunis depuis hier au ministère de l’Environnement pour la phase finale du Grenelle. Ils ont constitué un dossier d’une trentaine de pages, contenant l’ensemble des propositions qu’ils estiment nécessaires pour réorienter la politique environnementale de la France. Représentants des syndicats, du patronat, du gouvernement, des ONG et des collectivités locales ont réfléchi sur six thèmes : les changements climatiques, la préservation de la biodiversité et les ressources naturelles, la démocratie écologique, l’économie, et la santé. Tout cela représente de nombreuses et riches idées, mais seule une quinzaine de plans d’action seront décidés d’ici la fin de l’année par Nicolas Sarkozy qui doit clôturer les débats cet après-midi en présence de personnalités comme le Prix Nobel de la Paix Al Gore et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Du concret sinon rien Tous les acteurs qui ont participé à l’élaboration du Grenelle souhaitent donc des décisions concrètes, avec détails, chiffres et budget à l’appui. Nicolas Hulot, qui a su placer l’environnement dans le débat de la présidentielle, a fait part jusqu’au bout au président de la République de son inquiétude au sujet de "la puissance incroyable des lobbies". En d’autres termes : il n’est pas question de se laisser influencer. Il s’agit de répondre aux attentes énormes suscitées par le processus, en témoignent les 300.000 visites sur le site Internet du Grenelle, et le récent sondage LH2 qui montre qu’environ deux Français sur trois sont prêts à baisser leur consommation d’électricité. La première des quatre tables rondes a satisfait l’ensemble des participants hier. Ont déjà été retenus le gel des aéroports et des autoroutes, la construction de 1.500 Km de lignes de tramway hors Île-de-France -soit un programme de 17 milliards d’euros-, l’éco-pastille pour taxer les véhicules les plus polluants, la mise en place d’ici trois ans de deux lignes de fret nord sud-ouest et nord sud-est. L’objectif de cette dernière mesure est la suppression du trafic international de poids lourds sur les grands axes. Une éco-redevance devra être acquittée par ces derniers pour circuler sur le réseau routier national. Les thèmes les plus conflictuels sont débattus cet après-midi : la taxe carbone -rejetée hier par le Medef-, la réglementation sur les OGM et les pesticides. Quant à la question du nucléaire, elle est laissée à la seule appréciation du chef de l’État. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 25 octobre 2007 En savoir plus Challenges - Les principales propositions pour le Grenelle de l'environnement Libération - Grenelle : la construction d'autoroutes et d'aéroports est gelée Le Monde - Première séance positive au Grenelle de l’environnement
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