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En 2013, l’autoroute Transylvanie devrait relier Brasov à la Hongrie. Un chantier pharaonique qui constitue actuellement le plus grand projet d’infrastructures en Europe. Si la compagnie américaine en charge des travaux, Bechtel, annonce que l'autoroute devrait être finie dans les délais, son coût sera beaucoup plus élevé que prévu Les travaux devraient coûter 7 milliards d'euros (Photo autostradatransilvania.ro)
Le 13 octobre dernier, le ministre des Transports Ludovic Orban, cité par l’agence Mediafax, déclarait lors d’une conférence de presse qu’il n’accepterait plus aucune augmentation des coûts non prévue dans le contrat signé avec l’américain Bechtel. Selon la presse roumaine, l’autoroute Transylvanie devrait en effet revenir deux à trois fois plus chère que les chiffres avancés lors de la signature du contrat en 2004. À l’époque, le prix du chantier avait été estimé à 2,2 milliards d’euros ; aujourd’hui, on parle d’une dépense totale de 7 milliards d’euros. Selon Bogdan Sgarcitu, du service de communication de l’entreprise Bechtel, "on ne peut pas encore faire d’estimations globales du prix de l’autoroute car les travaux se déroulent seulement sur deux tronçons, pour le moment". Il avoue cependant que pour ces deux chantiers, les coûts sont en effet plus élevés et que "l’étude de faisabilité qui a été faite après 2004 a montré que les dépenses seraient plus importantes que ce qui avait été prévu avant la signature du contrat". Malgré tout, les travaux avancent Le ministre des Transports estime que l’État dispose de deux options : résilier le contrat et payer des milliards d’euros de dédommagement ou bien continuer les travaux dans les conditions imposées par Bechtel qui n’acceptera pas de renégociation. Selon le journal Cotidianul, la Compagnie nationale des autoroutes et des routes nationales de Roumanie (CNADNR), rattachée au ministère des Transports, aurait préparé un mémorandum en vue de résilier le contrat. D'autant plus que l'appel d'offres de 2004, lancé sous le gouvernement de l'ancien Premier ministre Adrian Nastase, n'aurait pas été fait dans les normes, et Bechtel en aurait profité. Ludovic Orban a reconnu l’existence du mémorandum, ajoutant qu’il n’avait cependant pas été envoyé au gouvernement. "Je n’ai pas l’intention de résilier le contrat", a-t-il assuré au micro de Mediafax. Sur le chantier, les choses semblent cependant mieux se passer. Il y a une semaine, la compagnie américaine a annoncé que le plan des travaux pour l’année 2007 avait déjà était dépassé de 20% et qu’elle était prête à recevoir de nouveaux fonds. Pour Bogdan Sgarcitu, il ne s’agit que d’une question de financement. En 2005, l’entreprise avait décidé d’arrêter le chantier car, selon Sgarcitu, "l’État roumain ne nous avait pas payé durant plusieurs mois". Jonas MERCIER. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 24 octobre 2007 |