| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 01-09-2005 23:01
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L’équipe de France affronte demain samedi les Îles Féroé à Lens et mercredi l’Irlande à Dublin. Même avec Zidane et Thuram, il faudra gagner deux fois pour seulement espérer se qualifier au Mondial 2006 en Allemagne
Zidane a redonné l’espoir au football tricolore. (Photo : AFP)
La France du foot va savoir. En moins d’une semaine, l’équipe de France en apprendra beaucoup plus sur son avenir. Samedi, les Bleus accueillent les modestes Iles Féroé à Lens. Mercredi, les Tricolores se rendent à Dublin pour affronter l’Eire. En cas de victoires, les hommes de Domenech se rapprocheront de la qualification pour la coupe du Monde 2006 en Allemagne. Mais, pour un seul accroc, le rêve mondialiste sera mort et enterré.
Personne ne peut imaginer la France coincer contre les Féroé. Le piètre spectacle du match aller (0-2 pour la France) sur cette île du bout du monde, dans ce stade battu par les embruns, reste certes gravé dans la mémoire des joueurs qui ont eu chaud et froid ce jour là. A l’époque, les Bleus jouaient avec la peur au ventre, pétrifiés par le départ des champions du Monde et d’Europe après les Mondiaux (2002) et Euro (2004) ratés.
Depuis cet été, Zidane est revenu comme un sauveur, accompagné de Thuram et Makélélé, et la France croit de nouveau pouvoir toucher un carré d’as en fin de partie avec quatre succès sur les Féroé, l’Irlande, la Suisse et Chypre.
Dhorasoo, la bonne trouvaille
L’espoir est donc revenu d’un coup de baguette magique contre la Côte d’Ivoire, en amical, il y a deux semaines (victoire 3-0). Mais, l’entraîneur Raymond Domenech avait déjà bâti quelques certitudes dans la tempête.
En premier, la défense tient la route (quatre buts encaissés dans les 11 derniers matches). Contre son gré, Gallas assure à gauche, tandis que Boumsong est solide dans l’axe. Coupet est un remplaçant de luxe de Barthez, Sagnol une solution de choix à droite. Au milieu, alors que Vieira et Makélélé ratissent, le sélectionneur a eu la bonne idée de relancer l’habile Dhorasoo, que le rancunier Santini a toujours gardé au placard.
En attaque, Wiltord a confirmé qu’il était précieux. Entre blessures et doutes, Henry et Trézéguet tardent à se réaffirmer comme les leaders qu’ils sont, alors que le jeune Lyonnais Malouda marque des points sur le flanc gauche.
Ce sont sans doute ces hommes là, emmenés par Zidane et Thuram, qui devront sauver la France d’une terrible élimination. Leur mission n’est pas impossible, à condition de se regonfler le moral dès samedi contre les Féroé.
Bruno CALABRO. (LPJ) 2 septembre 2005
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