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DERNIERES MINUTES - Manifestations violentes la veille des fêtes de 56 |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 23-10-2007 01:00
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Hier soir, quelques 2000 manifestants du Jobbik (extrême droite) et autres groupuscules se sont retrouvés sur la place Szabadsag, face au bâtiment de la télévision publique hongroise pour conspuer le gouvernement socialiste
Le retour des émeutes (photo LPJ) Déjà dimanche après midi, 600 membres de la Magyar Garda arborant des uniformes et des insignes noirs rappelant, selon leurs détracteurs, l'époque nazie ont solennellement juré à Budapest de défendre la Hongrie s'étaient retrouvés sur la Place des Héros. "La Garde dispose d'un volant de 5.000 candidats à l'adhésion", a affirmé à la presse Levente Jonas, porte-parole de Jobbik, lors de ce rassemblement qui a attiré des milliers de partisans qui ont assisté au défilé des nouveaux membres dans les grandes artères de la capitale. Comme ils l'avaient annoncé, des groupes d'extrême droite et l'opposition ont organisé de nouvelles manifestations antigouvernementales un an après les grandes émeutes qui ont marqué le 50e anniversaire du soulèvement de Budapest contre le joug soviétique en 1956. Lundi 22 octobre Comme convenu dans l'après-midi d'hier, le chef de l'Etat et le Premier ministre ont commémoré les événements révolutionnaires de 1956 à l'Opéra national. Pendant ce temps, sur la place Szabadsag, dès l'après midi, l'ambiance était montée d'un cran soutenu par des groupes de musique de Heavy metal et par les discours enflammés de certains responsables cagoulés. Puis les manifestants ont quitté le monument de l'Armée rouge devant lequel ils se tenaient sur la même place et munis de pétards et d'engins incendiaires ont voulu se rendre Andrassy ut à l'Opéra où se trouvait Ferenc Gyurcsany et les membres de son cabinet. Dès dimanche, la police hongroise avait prévenu les responsables du Jobbik qu'il leur serait interdit de manifester devant l'Opéra. Mais les manifestants ont été rapidement stoppés dans leur avancée par l'imposant cordon de sécurité mis en place par les forces de l'ordre autour de l'avenue Andrassy dont la rue Nagymezö. D'autres points dans la capitale, comme la gare de l'Ouest ont aussi été le théâtre de violences. De nombreuses voitures ont été utilisées comme barricades et des cocktails Molotov ont été lancés contre les camions anti-émeute de la police. Comme d'habitude, le calme est revenu dans les rues de Budapest aux alentours de minuit. L'affrontement a été relativement violent et même un photographe de Reuters a été blessé. C.V. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 23 octobre 2007
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