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PORTRAIT - Diego Petersen, DG du Journal Publico/Milenio |
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mercredi 24 octobre 2007 |
Aujourd'hui nous vous présentons un francophile averti qui a choisi la France par conviction et non par héritage. Diego Petersen Farah, directeur général du Journal Publico-Milenio, nous explique pourquoi Diego Petersen Farah, Directeur général du Journal Publico-Milenio de Guadalajara (Photo LPJ)
LPJ - Bonjour, votre nom est de consonance étrangère et pourtant vous êtes bien Mexicain. Quelles sont vos origines exactement ?Nous sommes tapatios (résidents de Guadalajara) depuis 3 générations ce qui est rare pour la plupart des familles de cette ville. Mon arrière grand-père paternel était un Allemand de Hambourg, lui même d'origine danoise et a migré au Mexique pour travailler dans un magasin de bricolage. Du côté maternel, nous sommes d'origine libanaise, mon grand-père Luis Farah-Mata ayant été recteur de la UDG entre 1947 et 1950. Il quitta d'ailleurs son nom maternel car en tant que médecin cela faisait mauvaise impression !. Nous sommes 7 frères et soeurs dans la famille. Luis travaille avec moi au journal en tant que rédacteur en chef et Alfonso, médecin de carrière, fait de la politique. Il est aujourd'hui maire de Guadalajara.LPJ - Vous êtes journaliste professionnel et avez entamé une carrière déjà longue il y a plus de 20 ans. Racontez nous un peu votre parcours.En effet, j'ai démarré ma carrière il y a 20 ans avec un hebdomadaire qui s'appelait "Parentisis". S'ensuivit "Siglo 21" qui fut un énorme succès et dont j'étais le chef de rédaction et sous-directeur. Cette revue est décédée de par son succès ; trop d'associés, trop de réussite. Plus tard, j'ai fondé avec d'autres journalistes un journal totalement indépendant "Publico" qui rejoint le groupe Milenio de Monterrey en 2000. Ce journal est qualifié d'avant-gardiste dans le monde de la presse mais je préfère le surnommer comme "libéral" dans le sens juste du mot, c'est à dire libéral de libertés avec un objectif très moderne qui cherche à comprendre et construire l'avenir de cette ville au lieu de se complaire dans son passé. Nous focalisons beaucoup notre travail sur la culture et la communauté. Nous construisons des ponts entre le monde d'aujourd'hui et celui de demain. C'est ce qui fait notre différence.LPJ - Précisément, le journal Publico est à l'initiative du "Festival Del Ocio" pendant les vacances de Pâques durant lesquelles tout le monde quitte la ville pour la plage... Quel est donc votre concept ?Effectivement, ce festival a pour objectif d'offrir des loisirs et des divertissements à ceux qui n'ont pas les moyens ou qui ne peuvent pas quitter la ville durant cette période de vacances, les plus importantes de l'année au Mexique. C'est aussi l'occasion de proposer aussi des activités à ceux qui nous visitent. Nous préparons notre 3e édition pour 2008. "El Ocio" (traduction littéraire de oisivité) a pour objectif également de rendre utile les temps de détente, le temps libre de notre vie quotidienne. C'est également le titre de notre supplément du vendredi, une revue complète des activités culturelles de la ville (style Pariscope).LPJ - Et la France dans tout cela ?En fait la France, la culture française c'est un choix très personnel. Il est vrai que le côté libanais de la famille parlait français mais moi j'étais surtout passionné de sociologie, de littérature et je suis très sensible aux idées, à la philosophie et aux pensées libérales françaises qui marquèrent l'histoire du monde. J'ai eu la chance de vivre un an à Angers en 1984 et 85 (mon frère Luis aussi) et mon épouse Renée a même donné des cours d'espagnol à l'Institut des hautes études sur l'Amérique Latine (Iheal) durant 6 mois à Paris. Mon épouse est anthropologue spécialisée sur les religions et entretient des relations très serrées avec le CNRS. Elle voyage d'ailleurs en France très régulièrement ce qui nous permet d'y aller ensemble de temps en temps. Pour le travail mais aussi pour le plaisir bien sûr !LPJ - Le mot de la fin?Nous serions très intéressés de proposer des activités littéraires (et autres d'ailleurs) durant le "Festival del Ocio" avec le soutien de la communauté et des autorités françaises au Mexique et serions très heureux de pouvoir inculquer aux lecteurs du journal de nouveaux noms de la littérature française d'aujourd'hui. Voilà un projet qui me plairait bien et qui plairait à tous, je pense. Et puis félicitations au Petit Journal, je le lis en moyenne 3 fois par semaine. Cela me permet d'avoir une vision différente de l'actualité et d'entretenir mon français ! Alain FIGADERE. (www.lepetitjournal.com - Mexique) mardi 23 octobre 2007
INFOS :
Pour lire le journal Publico en ligne : http://www.milenio.com/guadalajara/milenio/default.html
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