| Ecrit par Marie Varnieu,
le 23-10-2007 00:00
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Fin 2007 sera-t-elle l’année des records ? Après la flambée de l’euro, les prix du lait, ou des céréales, voilà que le baril se rajoute à la liste. Le "lubrifiant" de l’économie mondial en viendrait à en gripper les rouages. Et cela se répercute déjà sur notre quotidien
La semaine dernière, les économistes ont surveillé avec attention la montée inexorable du prix du baril, qui a dépassé les 90$. Les répercutions se font nécessairement resentir à la pompe. Ainsi, selon l’UFIP (Union des Fournisseurs Industrie Pétrolière), il en coûte 1,277€ pour le Sans Plomb et de 1,12€ pour le gazole. Des prix qui se rapprochent dangereusement des records de 2006 alors de 1,3407€ et de 1,1321€. Alors, doit-on s’effrayer ? Selon les économistes, la TIPP, la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers, permettrait d’amortir cette augmentation. François Lescaroux, économiste à l’Institut français du pétrole, déclarait hier dans Les Echos : "Les taxes, qui constituent la majeure partie du prix à la pompe, amortissent l'impact d'une flambée du baril. Quand le prix du brut double, on estime que cela renchérit de 19% le prix à la pompe et fait baisser la demande de 8%".
Une ouverture dans le rouge Autre répercussion, la chute des places boursières. 20 ans après le Lundi noir, nombreux étaient ceux qui serraient les dents hier à l’ouverture des places américaines. Les derniers chiffres sont clairement mauvais, mais loin d’être catastrophiques. L’ouverture s"est certes faite dans le rouge, avec une perte de 0,41% pour le DOW Jones et 0,91% pour le Nasdaq mais les cours sont remontés en fin de journée. Les marchés asiatique et européen ont tous clôturé dans le négatif. Les raisons de cette envolée du prix du pétrole sont multiples. Il y a d’une part le contexte géopolitique. Les conflits entre l’armée turque et les rebelles kurdes du PKK ont monté d’un cran ce week-end, avec des échanges de tirs des deux cotés. A cela est venu s’ajouter l’enlèvement au Nigéria d’un Britannique, d’un Russe, d’un Croate et de quatre Nigérians sur une plate forme pétrolière de Shell, dans le delta du Niger. En réponse, Shell a fait évacuer la plateforme, inactive depuis dimanche.
La demande augmente, le dollar baisse Mais l’augmentation des prix est aussi due à la nette hausse de la demande de pétrole des pays émergeants (+1% au premier semestre 2007, contre 0,5% en 2006), alors que les pays occidentaux auraient eux stabilisé ou réduit leur demande. Et la baisse continue du dollar accentue encore la hausse du baril. Lors d’une réunion ce week-end des ministres de l’Economie de chaque pays membre, le G7 a réagi en demandant à l’OPEP d’augmenter la production de 1,8 millions de baril par jour. Cette réaction fébrile a aussitôt repoussée par les pays producteurs. Reste à savoir si le baril doit repasser sous les 88 $, ou s'il doit progresser inxorablement jusqu'au seuil symobolique des 100 $. Vincent Chevalier (www.lepetitjournal.com) mardi 23 octobre 2007 Pour en savoir plus : Libération : Vive le pétrole cher Le Monde : Wall Street et le prix du pétrole
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