| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 31-08-2005 23:00
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Justice : Lucien Léger sortira de prison au bout de 41 ans.- La cour d’appel de Douai a accepté hier la demande de mise en liberté conditionnelle de Lucien Léger. Agé de 68 ans, M. Léger est connu comme « le plus ancien prisonnier de France ». Il sera libéré le 3 octobre prochain. Incarcéré depuis 1964, il avait été condamné à perpétuité deux ans plus tard pour une affaire qui avait ému la France entière : l’enlèvement et le meurtre du petit Luc Taron, 11 ans. Lucien Léger séjournait à la prison de la Bapaume, dans le Pas-de-Calais. La remise en liberté avait déjà été autorisée en juillet mais le parquet avait fait appel. Arguant que garder quelqu’un en prison plus de 40 ans est un « traitement inhumain et dégradant », M. Léger a également une plainte en cours devant la cour européenne des droits de l'homme, qui n’a pas encore rendu de décision. (LPJ – 1er septembre 2005)
Social : Le chômage repasse à moins de 10%.- Pour la première fois depuis le mois d’octobre 2003, la France vient de repasser sous la barre psychologique des 10% de chômeurs, à 9,9%. De plus, août a été le quatrième mois consécutif à enregistrer une baisse des demandeurs d’emploi. Dans le détail, les moins de 25 ans sont 23% à rechercher un travail, les 25-49 ans 9% et les plus de 50 ans 7,1%. Pour Thierry Breton, ministre de l’Economie, il s’agit d’une « bonne nouvelle » mais il faut encore « se battre ». Toutefois, l’annonce de chiffres positifs n’a pas échappé à la polémique. D’après Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force ouvrière, c’est la quantité de chômeurs radiés et les nombreux emplois précaires qui expliquent l’amélioration. Il a ajouté que seule « une croissance économique plus soutenue » permettrait de créer des emplois durables. (LPJ – 1er septembre 2005)
Diplomatie : Jacques Chirac offensif à la 13ème conférence des ambassadeurs.- Lors de la 13ème conférence des ambassadeurs, qui s’est achevée hier au bout de trois jours, Jacques Chirac a voulu se montrer volontaire et combattant. Pour sa rentrée diplomatique, le chef de l’Etat a choisi d’aborder de front les grands sujets de tensions du moment dans les relations internationales. Il a interpellé l’Iran et son tout nouveau président au sujet du thème délicat de la reprise des activités nucléaires. Il a également demandé des comptes à la Turquie (notamment sur Chypre) à l’approche de l’ouverture officielle de négociations pour son entrée dans l’Union européenne. Il a invité les 150 ambassadeurs présents à positionner la France « à l'avant-garde de l'action ». Enfin, Jacques Chirac a terminé son discours sur une note européenne : après son cuisant échec au référendum, il a indiqué avoir demandé au gouvernement de plancher sur « une autre façon de construire l'Europe » à exposer aux Français. Lire l’intégralité de l’intervention du chef de l’Etat (LPJ - 1er septembre 2005)
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