| Ecrit par BUDAPEST,
le 22-10-2007 01:00
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Demain, mardi 23 octobre, la Hongrie fêtera une de ses fêtes nationales. Le 23 octobre 1956, la population hongroise se révoltait contre l'occupation soviétique du pays, révolte qui a été réprimée dans le sang le 4 novembre. L'an dernier lors des commémorations du cinquantenaire, les manifestations ont tourné à l'émeute
Un nombre impressionnant des forces de l'ordre (Photo LPJ)
C'est dans une atmosphère calme mais tendue que la journée de demain devrait se dérouler. La police est prête à gérer tous les débordements même si rien n'indique aujourd'hui que les événements de l'année dernière se reproduiront. En effet, la semaine dernière l'Office de la sécurité nationale à Budapest a souligné n'avoir "pas d'informations qui indiquent que les événements de l'année dernière allaient se répéter". Le nouveau chef de la police de Budapest, Gabor Toth, a indiqué devant des journalistes que "l'intervention de la police sera légale et proportionnée envers ceux qui se préparent à interférer dans les commémorations du 23 octobre 1956". L'ancien chef a justement dû démissionner par suite des débordements du comportement des forces de l'ordre contre les manifestants et même contre de simples passants. Contrairement à l'année dernière, le nouveau chef de la police a ajouté que ses unités n'utiliseraient pas de balles en caoutchouc pour maîtriser d'éventuels manifestants violents, bien que l'utilisation de ce type d'arme ne soit pas interdite par la loi. Et M. Toth d'ajouter que quelque 113 célébrations sont prévues entre le 21 et le 23 octobre, dont vingt à caractère politique et six qui comportent des risques potentiels de débordement. Une seule manifestation a été interdite. Un drôle de cinquantenaire… Il y a un an, le 23 octobre, la police de Budapest était intervenue avec canons à eau, gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc pour disperser des groupes de manifestants violents cagoulés et dont la plupart arboraient les couleurs du mouvement hongrois nazi des Croix fléchées. Mais pas seulement pour cela. Des manifestants pacifiques et des promeneurs, nombreux en ce jour férié, s'étaient eux aussi retrouvés parfois au cœur de la mêlée et la cible des gaz et des canons à eaux. Dans ces circonstances, plusieurs centaines de personnes avaient été blessées et interpellées, quant à la police elle était accusée d'abus de pouvoir. Depuis et en conséquence, le gouvernement de Ferenc Gyurcsany a estimé nécessaire de remplacer par des nouveaux, la quasi-totalité des membres de la direction de la police de la capitale. Quelques manifestations ont déjà eu lieu à la mi-septembre pour commémorer l'attaque de la télévision publique d'il y a un an, sans débordement aucun et il devrait en être de même demain. C. VRAIN (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 22 octobre 2007
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