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En mars 2008 auront lieu les dixièmes élections générales depuis la transition démocratique. Si le PSOE remporte ces élections, José Luis Zapatero sera reconduit à la Moncloa. En cas de défaite des socialistes, le Parti Populaire devrait reprendre les rênes du pays. À moins que… Zapatero doit également gérer les revendications souverainistes du Pays Basque (photo AFP)
2008 s’annonce comme l’année de tous les enjeux. Enjeux diplomatiques tout d’abord, avec la question des relations Madrid-Washington qui ne sont pas au beau fixe depuis le retrait des troupes espagnoles d’Irak. La politique d’immigration, qui divise l’Espagne, est également au cœur des préoccupations. Sur le terrain économique, les spécialistes insistent sur la période charnière que s’apprête à vivre le pays. Surendettement des ménages, hausse des taux d’intérêt, fragilité du marché immobilier... À quelle politique les Espagnols feront-ils confiance pour maintenir la croissance? Et que dire des débats sur l’identité de l’Espagne, sur les atteintes à la Couronne, ou sur le processus d’autonomie des régions ? Le concept de Nation espagnole est de plus en plus remis en cause. La gestion des revendications du Pays Basque, d'une part, et de la menace de l'ETA d'autre part, seront parmi les enjeux majeurs de ces élections. L’Espagne face à ses mutations devra effectuer un véritable choix de société.
Les forces en présence Prévues le 9 mars 2008, les élections générales permettront d’attribuer les 350 sièges de députés et les 208 sièges de sénateurs aux listes candidates, conformément au système d’attribution d’Holdt. Le parti qui obtiendra la majorité au parlement verra son porte-étendard prendre la présidence du gouvernement. Outre le PP et le PSOE, l’IU est la troisième force politique du pays. Suivent les partis régionalistes ; notamment le CiU, l’ERC, et le PNV, qui jouent un rôle important, surtout en cas de victoire relative de l’un des deux grands partis. Les derniers sondages voyaient le parti socialiste et le parti populaire lutter au coude à coude.
Et Dieu créa la femme Mais la campagne est encore longue. Surtout depuis que Rosa Diez, ancienne députée européenne PSOE, a claqué la porte de la rue Ferraz et a décidé de présenter sa candidature sous l’égide d’un nouveau parti, le UPyD. Accompagnée du très populaire Fernando Savater, la señora Diez se présente comme l’alternative aux deux grandes mouvances politiques du pays. Au sein de l’IU, le "George Clooneysque" Dr. Gaspar Llamazares est menacé. La secrétaire générale du parti communiste valencien, Marga Sanz a lancé sa candidature afin de permettre à la coalition de gauche "de regagner le prestige social" dont elle jouissait il y a quelques années. À la manière d’une Ségolène Royal, elle milite pour plus de pluralité et de débats au sein d’Izquierda Unida, dont la tête de liste sera désormais désignée lors d’élections primaires. La campagne risque d’être bien agitée ! Arnaud BOULARAND. (www.lepetitjournal.com Madrid) lundi 22 octobre 2007
Partis Politiques et candidats à la Présidence du Gouvernement : . PSOE (Partido Socialista Obrero Español) - José Luis Rodríguez Zapatero . PP (Partido Popular) - Mariano Rajoy Brey . IU (Izquierda Unida) - Gaspar Llamazares Trigo ou Marga Sanz . CiU (Convergència i Unió) - Josep Antoni Duran i Lleida . ERC (Esquerra Republicana de Catalunya) - Joan Ridao i Martín . PNV (Partido Nacionalista Vasco) - Josu Erkoreka . BNG (Bloque Nacionalista Galego) - Anxo Quintana . EA (Eusko Alkartasuna) - Begoña Lasagabaster . Nafarroa Bai: Uxue Barkos . UPyD (Unión, Progreso y Democracia) - Rosa Díez González . ANV (Acción Nacionalista Vasca) - Kepa Bereziartua Sondage http://www.abc.es/20071008/home-home/recupera-empate-tecnico-psoe_200710080251.html |