St Ghislain - MÉTÉO Sens (89) - Eclaircies (10°/18°) - CHANGE, hier un euro valait 1,37 USD - CAC 40 en baisse de 1,55% (3.442,70 pts) Vous êtes 143.994 à nous lire chaque jour dans le monde, merci.
Pour faire face à la compétition technologique mondiale, Jacques Chirac a inauguré à Reims un des 67 pôles de compétitivité. En parallèle, il a officialisé l’Agence de l'innovation industrielle dont Jean-Louis Beffa prend la tête Jean-Louis Beffa, PDG de Saint-Gobain, à la tête de l'AII. (Photo : AFP)
Jacques Chirac a annoncé mardi à Reims que "toutes les conditions sont réunies pour que la France passe résolument à l'offensive" dans la compétition technologique mondiale. Le Président était venu inaugurer le pôle de compétitivité de Champagne-Ardenne et Picardie axé sur les agro-ressources, un des 67 pôles de compétitivité retenus en juillet par le gouvernement. L’idée étant de regrouper dans un même site laboratoires publics, centres de recherche privés et industrie. Afin de créer des emplois et de lutter contre les délocalisations, les patrons des grands groupes présents (EADS, France Télécom, Lafarge, Suez, Thales, Schneider, Veolia, Alstom, Areva, EDF…) se sont vus invités à conserver sur le territoire français ou européen leurs activités de haute technologie. Il leur a également été demandé de revoir leur politique énergétique en travaillant à des projets fondés sur les énergies non polluantes. Une aide aux grands projets technologiques En parallèle, l’Agence de l'innovation industrielle (AII), en place depuis huit mois, a été officialisée avec à sa tête, Jean-Louis Beffa, le PDG de Saint-Gobain. Dotée d'un milliard d'euros en 2006 et autant en 2007, l'AII doit lancer et aider aux financements de nouveaux programmes réunissant des réseaux de recherche publics et d'acteurs industriels. Quatre projets franco-allemands ont été retenus dans le biomédical et les technologies de l'information. Le projet Quaero, par exemple, est un moteur de recherche multimédia destiné à concurrencer les technologies américaines de recherche sur Internet développées par Google, Yahoo ! et MSN. Il doit être réalisé conjointement par Thomson, France Télécom et Deutsche Telekom. D'ici à la fin de l'année, l'AII devrait soutenir une douzaine de projets. Florence PENSONNI. (LPJ) 1er septembre 2005
Les têtes pensantes de l’AII Autour de Jean-Louis Beffa, de trois syndicalistes et de quatre parlementaires, le conseil de surveillance de l'AII accueille quatre autres personnalités : Jean-François Dehecq (Sanofi Aventis), Didier Lombard (France Télécom), Pasquale Pistorio (ancien président de STMicroelectronics) et Jean-Marie Lehn (prix Nobel de chimie). Le directoire de l’AII sera, lui, dirigé par Robert Havas, actuel directeur du financement et de la coopération recherche et développement chez Thomson. Il aura à ses côtés François Demarcq, ancien directeur de l'Ademe, et Michel Rebuffet (EADS). Ensemble, ils doivent sélectionner et aider le financement, sur cinq à 15 ans, des grands projets technologiques que leur soumettront les entreprises. (LPJ – 1er septembre 05)