| Ecrit par Marie Varnieu,
le 19-10-2007 01:00
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Personne n’aurait parié sur la résurrection anglaise. Les Boks sont favoris, surtout après leur confrontation en match de poule. Mais sur un match…
 L'Afrique du Sud avait infligé un conglant 36-0 lors du match de poule contre 36-0 (Photo AFP)
Celle-là valait cher, très cher même chez les bookmakers. Parier, il y a quinze jours encore, sur une finale Angleterre-Afrique du Sud, c’était l’assurance d’un joli magot. Mais qui aurait pu penser à cette issue improbable ? Non pas que la présence à ce niveau de la compétition des Springboks soit une hérésie, et encore moins usurpée. Derrière leur capitaine, le nouveau talonneur clermontois John Smit, ils entendent bien doubler la mise après le titre remporté à la maison en 1995 dans le sillage de la fin de l’Apartheid. Il sera, hélas, l’une des rares "Français" de cette finale, avec le deuxième ligne de Toulon, Victor Matfield et l’arrière Montgomery (Perpignan)… Non, ce qui étonne, c’est l’ébouriffant come-back des Anglais. Car il faut bien admettre que les champions du monde en titre n’ont été, quatre ans durant, que l’ombre du groupe qui avait offert à l’hémisphère nord son premier sacre en Australie. Jamais le XV de la Rose ne s’était remis des départs de ses cadres, symbolisés par Martin Johnson, Steve Thompson, Richard Hill, Will Greenwood. Sans oublier bien sûr, le baromètre incontesté de cette équipe, l’ouvreur Jonny Wilkinson. Wilkinson, la résurrection Le dix anglais symbolise à lui seul cette épopée d’une édition à l’autre. Depuis ce drop victorieux dans le ciel de Sydney le 22 novembre 2003, il n’avait quasiment plus joué. Des blessures à répétitions, des retours de quelques jours avant une énième rechute. Pour beaucoup, il ne reviendrait jamais. C’en était même pathétique tant le sort semblait s’acharner sur lui. Et puis, cette année, après encore une multitude de pépins, Wilkinson a refait surface. Incroyable ! De quoi aborder l’événement avec philosophie : "Je suis différent de 2003, sourit Wilkinson. Je suis bien placé pour savoir que rien n’est acquis. J’apprécie chaque moment". Avec lui, et même s’il n’a pas retrouvé toute sa précision au pied de 2003, l’Angleterre est galvanisé. "On nous a tellement critiqués ces dernières années que nous avons comme une carapace, sourit aujourd’hui Ben Kay, deuxième ligne et l’un des survivants du triomphe de 2003. Le retour de Jonny nous donne une force supplémentaire". De la force, il en faudra beaucoup aux Brittons pour contenir la fougue physique des Boks. Sans oublier leurs flèches noires que sont Habana et Pietersen. Il y a un mois, en match de poule, l’Afrique du Sud avait laminé ces mêmes Anglais (36-0). "Raison de plus pour se méfier. Ce ne sera pas le même adversaire", prédit Jack White, le coach des Boks. Des Sud-Africains qui voudront aussi offrir un fabuleux doublé à leur vieux pilier, Os du Randt (35 ans) et déjà champion du monde en… 1995 ! "J’ai commencé ma carrière par un titre mondial. La finir de la même façon, ce serait parfait", s’esclaffe le colosse aux 125 kilos qui, "une fois le boulot terminé", n’a qu’une hâte : "redevenir fermier !". Valéry LEFORT. (www.lepetitjournal.com) vendredi 19 octobre 2007 Les équipes : Afrique du Sud : Montgomery ; Pietersen, Fourie, Steyn, Habana ; (o) James, (m) Du Preez ; J. Smith, Roussouw, Burger ; Matfield, Botha ; Van der Linde, Smit (cap), Du Randt. Angleterre : Robinson, Sackey, Tait, Catt, Cuetto ; (o) Wilkinson, (m) Gomarshall ; Moody, Easter, Corry ; Kay, Shaw ; Vickery (cap), Regan, Sheridan
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