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Le Fonds monétaire international (FMI) révise à la baisse ses prévisions économiques mondiales pour 2008, dont celles concernant les Etats-Unis et les pays voisins, soit le Canada et le Mexique, mais entrevoit une croissance globale tout de même "vigoureuse" Dans son rapport "Perspectives de l'économie mondiale" d'octobre publié mercredi, le FMI indique que la croissance mondiale cette année devrait être de 5,2%, soit un peu moins que la croissance de 5,4% réalisée en 2006. En 2008, elle devrait s'établir à 4,8%. En juillet dernier, dans une mise à jour de ses perspectives, le FMI prévoyait une croissance de 5,2% tant en 2007 qu'en 2008.
Les chiffres Les révisions à la baisse les plus marquées concernent les Etats-Unis et les pays "où les effets de contagion financière et commerciale du ralentissement américain seront probablement les plus marqués (en particulier, le Canada, le Mexique et certains pays émergents d'Asie)", précise le plus récent rapport du FMI. La croissance prévue cette année et l'an prochain aux Etats-Unis est de 1,9%, en baisse par rapport à la mise à jour de juillet qui établissait une prévision de croissance de 2% cette année et de 2,8% l'an prochain. Pour le Canada, le FMI entrevoit une croissance de 2,5% cette année, une prévision inchangée par rapport à celle du mois de juillet, et de 2,3% l'an prochain. En juillet, le FMI prévoyait une croissance de 2,8% au Canada en 2008.
Et au Mexique ? Au Mexique, la croissance économique devrait être de 2,9% cette année et de 3% l'an prochain. En juillet, le FMI prévoyait pour ce pays une croissance de 3,1% en 2007 et de 3,5% en 2008. "La croissance mondiale resterait quand même vigoureuse (...) portée par des paramètres fondamentaux généralement solides et une forte expansion dans les pays émergents", indique le rapport, soulignant toutefois que "les perspectives ont bien plus de chances d'être révisées à la baisse qu'à la hausse".
Les marchés financiers à l'origine d'un ralentissement mondial ? La principale crainte du FMI est que les tensions sur les marchés financiers s'aggravent et provoquent un ralentissement mondial plus prononcé. L'institution internationale soutient que, dans l'immédiat, les pouvoirs publics ont donc pour tâche de rétablir des conditions plus normales sur les marchés financiers et de préserver l'expansion.
Alain Figadère (www.lepetitjournal.com - Mexico) jeudi 18 octobre 2007 |