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SOCIETE - Le gouvernement veut casser la pauvreté |
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| Ecrit par Vincent Chevalier,
le 18-10-2007 00:00
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La 20ème journée mondiale du refus de la misère a réuni hier soir près de 20.000 personnes sur le parvis des droits de l’homme à Paris. L’occasion pour le gouvernement de rappeler ses actions et les objectifs fixés en matière de lutte contre la pauvreté : réduire d’un tiers la pauvreté en France en cinq ans
Martin Hirsh, haut commissaire aux solidarités actives (photo AFP)
Après avoir reçu une dizaine d’associations lundi, Nicolas Sarkozy a réaffirmé hier, lors d’un discours devant le Conseil Economique et Social (CES), son engagement contre la pauvreté. "Je souhaite que la question du pouvoir d'achat (...) trouve toute sa place dans les négociations entre les partenaires sociaux" a annoncé le Président, en disant vouloir faire du pouvoir d’achat "une véritable priorité nationale" pour lutter contre la misère. Il a aussi annoncé la prise en compte du bénévolat dans la validation des années de cotisation, ou de la bonification aux examens pour les étudiants consacrant du temps aux associations.
"Il faut changer de disque" Martin Hirsh, haut commissaire aux solidarités actives s’est vu quant à lui attribuer la responsabilité d’organiser le "Grenelle de l’insertion". Prévu pour le 24, et 25 novembre, à Grenoble, il fait déjà l’objet de nombreuses contestations. Les associations y voient un réel danger de laisser de coté les plus "misérables", et d’aider les plus proches de l’insertion. Ancien directeur d’Emmaüs France, Martin Hirsch les invite à "changer de disque".Il estime en effet que le gouvernement veut aujourd’hui réellement agir sur ce problème, fixer des objectifs, les réaliser, et ce, en pleine coopération avec les associations. Parmi les propositions qui seront présentées lors de ce Grenelle de l’insertion, le gouvernement a annoncé une réforme des minima sociaux, prépare un "revenu de solidarité active", et travaille sur de nouveaux indicateurs de pauvreté, ne se limitant plus uniquement au facteur monétaire.
"817 Euros par mois" La pauvreté touche aujourd’hui 7,1 millions de Français, dont plus de 2 millions d’enfants. Le seuil de pauvreté est fixé à 817 euros par mois, et, selon les associations, concerne de plus en plus de travailleurs. Un ménage sur huit vivrait avec un revenu insuffisant. Selon Sarkozy, la pauvreté ne peut être un statut, parce que la pauvreté est inacceptable. Gageons que les plus démunis approuveront ces paroles. Vincent CHEVALIER. (www.lepetitjournal.com) jeudi 18 octobre 2007
En savoir plus : RFI : la 20ème journée contre la misère Libération : « Dire non ensemble à la misère » Le Monde : Les associations à l’Elysée
20ème journée internationale de la pauvreté "Cette journée devrait être encore plus internationale que les autres", affirme Pierre Saglio, Président d’ATD – Quart Monde. L’ONG, qui avait réunit 10.000 personnes le 17 octobre 1987 suite à l’appel du père Joseph Wresinski, a été l’investigatrice de la reconnaissance par l’ONU de la journée internationale de lutte contre la pauvreté. Son but : donner la parole aux plus démunis, informer sur ce véritable problème, et mobiliser les citoyens et les pouvoirs publics. Une délégation d’ATD a pu rencontrer le secrétaire général des Nation Unis, M. Ban Ki-Moon, et lui remettre un rapport sur "refuser la misère, un chemin vers la paix". Lettre de M. Ban Ki-Moon contre la pauvreté.
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