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BLANCHE CHEZ OUI-OUI – Dans un grand bol d’amour |
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| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 19-10-2007 00:00
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Pour guérir du cancer, on doit manger des framboises. Pour s’épanouir, il faut allaiter. Et pour être à la page, les besitos font fureur. Ces recettes du bonheur enchantent Blanche
Un dimanche d'octobre, des centaines de femmes ont allaité publiquement au stade Charletty (photo AFP)
Il se passe des choses très chouettes en ce moment en France. D’abord, on a la chance d’avoir un compatriote mignon, sympathique et cancérophile. David Servan-Schreiber, le fils de feu Jean-Jacques, qui avait déjà promis de soigner la dépression par le mental, propose cette fois de guérir le cancer par les framboises. Voilà qui est goûteux, simple d’application et généreux pour le framboisier. Bien sûr des mauvaises gens s’interrogent sur la légitimité de l’homme aux yeux bleus : écrit-il Anticancer en tant que scientifique ou comme héros du crabe ? Les mauvaises gens n’aiment sans doute pas la framboise. Parallèlement, on assiste au retour magistral du sein nourricier. D’un seul homme, près de 2000 femmes ont dégrafé leur corsage l’autre jour au Stade Charléty de Paris pour dire qu’il faut faire couler son lait et en être fière.
Gros paquets d'amour Dévoiler sur la place publique ce qui appartient à l’intimité familiale et éducative a ça de follement riche que ça ne coûte rien et que ça ne peut nuire. Pour se déculpabiliser, les femmes à l’impossible montée de lait ou à la carrière exigeante peuvent téter des framboises – ce qui ne coûte quasi rien et ne peut nuire non plus (lire plus haut). Enfin, depuis que d’avisés médias ont zoomé sur la lettre manuscrite à encre turquoise et ronds sur les i que Nicolas Sarkozy trimballait en haut de ses dossiers au sortir d’un conseil des Ministres, le mot "besitos" a fait une entrée fracassante dans le vocable d’automne. On ne sait malheureusement pas qui est à l’origine de cette missive amoureuse parce que le Président cachait la signature d’un coude maladroit. Mais dans le fond, connaître l’auteur de ce doux mot n’a pas d’importance, tandis que glisser du "besitos" à tout va indique une exemplaire culture contemporaine. La France de ce mois d’octobre tient donc en trois injonctions : mangeons des framboises, donnons la tétée et besitons-nous ! Chouette non ? Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 19 octobre 2007
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