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L’activité minière en Argentine se développe et séduit les investisseurs. Le cabinet juridique Crivelli, Grosso & Gorbato a donc organisé une journée internationale de travail sur les différents aspects juridiques, financiers et d’infrastructure de ce marché prometteur
Pour Alejandro Gorbato, « Dans tout projet de développement minier, l’investissement est primordial ». (Photo : Courtoisie du cabinet Crivelli, Grosso & Gorbato)
Le 5 septembre prochain, une rencontre internationale de diffusion et de travail sur le thème "Intégration argentine-canadienne pour le financement et le développement de projets miniers et des œuvres d’infrastructure afférentes" se tiendra à Buenos Aires. Cette initiative a été lancée par le cabinet juridique francophone Crivelli, Grosso & Gorbato, en association avec ses homologues canadiens de McMillan Binch Mendelsohn. Lepetitjournal.com a rencontré les juristes du cabinet argentin pour comprendre les enjeux du développement de l’industrie minière dans le pays.
LPJ : Que faut-il aux mines argentines pour poursuivre leur développement ?
Julio C. Crivelli : Un des principaux problèmes du secteur minier argentin est le manque d’infrastructures, surtout dans le domaine de l’électricité et du transport. On manque aussi des outils de financement indispensables pour corriger cette carence.
LPJ : Quels sont les objectifs de la rencontre que vous organisez ?
Luis Palumbo : Tout d’abord un objectif très ambitieux : transformer l’Argentine, en un « vrai pays minier » comme c’est le cas du Canada, de l’Australie et du Chili. Les pouvoirs publics, malgré la crise de 2001-2002, n’ont pas modifié les règles du jeu dans ce secteur. La conséquence de cette stabilité juridique est que les investissements, notamment canadiens, n’ont cessé d’affluer. Cela a permis de multiplier les exportations de minéraux. Nous sommes absolument convaincus que dans la mesure où certaines modifications légales supplémentaires seraient apportées par les autorités locales, le pourcentage de l’activité minière dans le PBI argentin pourrait égaler en quelques années celui du secteur agroalimentaire.
LPJ : De quelle façon pensez-vous pouvoir contribuer à l’accomplissement de cet objectif ? Juan Carlos Grosso : Nous avons étudié très sérieusement avec nos collègues canadiens les différentes contraintes locales -politiques, économiques, financières et juridiques- qui ont ralenti, à notre avis, le développement minier de l’Argentine. Et nous avons des formules novatrices à proposer.
LPJ : Pourquoi ces journées donnent-t-elles priorité au financement ?
Alejandro Gorbato : Parce que dans tout projet de développement minier, l’investissement est primordial. Et pour mieux étayer ce concept nous comptons avec un invité de marque : le Canadien Steve Vaughan. Il expliquera l’impératif d’adapter l’industrie minière locale aux standards internationaux pour permettre aux potentiels investisseurs nationaux et internationaux l’évaluation et la qualification des projets locaux.
Propos recueillis par Suzanne THIAIS. (LPJ) 31 août 2005 Contact : info@grossogorbato.com.ar
Cette journée compte avec l’auspice de l’Ambassade du Canada et la collaboration de la Mission économique française. |