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ETATS-UNIS. La dictature de la démocratie |
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George W. Bush a prononcé mercredi 2 février le premier discours sur l'état de l'union de son deuxième mandat. Le Moyen-Orient est encore dans la ligne de mire, mais l'objectif principal reste d'étendre la démocratie
George W. Bush a présenté mercredi son programme pour consolider la démocratie au Moyen-Orient. (Photo : AFP)
L'expansion de la démocratie, encore et toujours. C'est décidément le cheval de bataille de George W. Bush : lors de son premier discours sur l'état de l'union donné mercredi, il a en effet développé ce thème déjà amplement abordé dans son discours d'investiture. Une expansion de la démocratie qui doit surtout se faire au Moyen-Orient, et qui devrait venir à bout du terrorisme, si l'on en croit les propos du Président américain.
Son programme de politique extérieure est simple, et s'axe autour de deux points fondamentaux. Tout d'abord, renforcer la démocratie en Irak. George W. Bush s'est félicité de la participation aux élections à hauteur de 60% dimanche dernier. Il a aussi déclaré qu'il ne fournirait pas de « calendrier artificiel » en ce qui concerne le retrait des troupes américaines en Irak, pour ne pas « encourager les terroriste à croire que les Etats-Unis perdent patience ». Il a présenté clairement son objectif pour l'Irak : « construire un pays démocratique, représentatif de tous ses habitants, en paix avec ses voisins et capable de se défendre ».
Traquer les armes de destruction massive
Ensuite, George W. Bush a confirmé son intention de lutter contre le terrorisme, et de rechercher activement les armes de destruction massive. Sur ces derniers points, l'Iran et la Syrie sont les deux principaux pays dans la ligne de mire des Etats-Unis. La Syrie a notamment été priée de « s'ouvrir à la liberté », et de cesser d'abriter des terroristes sur son territoire. L'Iran, lui, est désormais l'ennemi n°1 : le régime en place a ainsi été qualifié d'antidémocratique, et a été accusé de se procurer un arsenal nucléaire illégitime. Le Président américain a ensuite lancé un appel au peuple iranien : « vous qui voulez votre propre liberté, les Etats-Unis sont de votre côté ».
Implication maximum
L'implication des Etats-Unis au Moyen-Orient sera totale, puisque George W. Bush s'est également exprimé sur la situation israélo-palestinienne. La première puissance mondiale semble être plus en phase avec la politique pacifiste de Mahmoud Abbas qu'elle ne l'était du temps d'Arafat. Le chef du gouvernement américain a ainsi annoncé son intention d'apporter une aide monétaire de 350 millions de dollars au gouvernement palestinien, pour aider les deux frères ennemis à consolider leurs objectifs de paix.
Vaste programme donc, et surtout grande implication que sera celle des Etats-Unis pour le deuxième mandat Bush. Mais attention, ne nous y trompons pas : cette fois-ci, implication ne sera pas synonyme d'ingérence. George W. Bush s'est fait plus diplomate, et a cru bon de préciser, au grand soulagement de tous que « les Etats-Unis n'ont ni le droit, ni le souhait, ni l'intention d'imposer leur forme de gouvernement à quiconque. C'est l'une des principales différences entre nous et nos ennemis ».
Julie Samit. (LPJ) 4 février 2005
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