En France
La Une La Une Eco Eco Culture Culture Mag Mag Sports Sports Tourisme Tourisme Expat Expat Gourmet Gourmet Vous Vous Forum Forum SANTE SANTE
mardi 02 décembre 2008
Bucarest 3°C
NEWSLETTER
 Abonnez-vous gratuitement
1.
2.
Plus d'infoInfo Newsletters
SANTE - La petite corruption mine le système Suggérer par mail
jeudi 18 octobre 2007
Le système de santé public est loin d’être performant en Roumanie. En plus du manque de financements, la pratique des paiements informels constitue depuis longtemps un frein important à son développement. Selon le ministre de la Santé, Eugen Nicolaescu, ces paiements informels représentent environ 10% du total des dépenses pour la santé

(Photo Gardianul)

Au début du mois, une étude de l’organisation Health Consumer Powerhouse - leader en Europe pour les informations sur la santé - sur les systèmes de santé de 29 pays européens plaçait la Roumanie en 25e position, avec le commentaire suivant : "Ce n’est pas trop mal, mais elle (la Roumanie) partage avec plusieurs de ses pays voisins le système des paiements informels des médecins."
Il est vrai que les exemples de "spaga" (petit cadeau en échange de bons services) ne manquent pas. Cristina Masilu raconte avoir donné plusieurs centaines de Ron en une soirée : "Mon frère était très mal et il y avait beaucoup de monde dans la salle d’attente. Je ne pouvais pas le laisser comme ça alors j’ai donné discrètement de l’argent pour qu’on l’ausculte rapidement. J’ai également donné au personnel médical car il a fallu faire des analyses."
Le professeur Dimitrie Pelinescu Onciul, directeur du plus grand hôpital privé de Roumanie, le Life Memorial Hospital de Bucarest, a travaillé 35 ans dans le secteur public. Il explique que le système de paiement informel n’est pas nouveau. "On considérait sous le régime communiste que les médecins n’avaient pas besoin d’être payés cher puisqu’ils se débrouillaient toujours. Le système capitaliste a hérité de cette vision des choses. Aujourd’hui, le salaire d’un magistrat stagiaire est 5 fois plus élevé que celui d’un médecin primaire (ndlr : ancienneté d’au moins 5 ans)." Environ 200 euros pour les médecins résidants (en cours de spécialisation) et 450 euros pour les médecins primaires, les salaires sont en effet très bas. La "spaga", qui n’est toutefois pas automatique, devient alors une source de revenu non négligeable.


Lutte encore peu convaincante du gouvernement
Depuis le mois de juin 2007, le projet "Résolution des paiements informels dans le système de santé roumain" a été mis en place par le ministère de la Santé, avec la collaboration du programme britannique Global Opportunities Fund-Reniting Europe. Interrogé par Lepetitjournal, le ministère n’a donné aucune information sur celui-ci. Par contre, il entend combattre le système de la "spaga" en augmentant les salaires du personnel médical et des médecins résidants. Chaque hôpital public possède par ailleurs un conseil éthique pouvant être saisi par les patients et le personnel.
Car des salaires insignifiants et un système en panne poussent beaucoup de médecins à partir. Selon un sondage des fondations Ana Aslan et Solidarité Médicale Européenne, publié en début de mois, 44,5% des médecins interrogés seraient prêts à quitter le pays. Un phénomène qui peut toutefois être bénéfique, explique le professeur Pelinescu Onciul : "Les médecins apprennent beaucoup en se confrontant à des systèmes étrangers et ils peuvent en faire profiter la Roumanie quand ils reviennent, car ils partent rarement pour toujours."
Jonas MERCIER. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 18 octobre 2007


 
RECEMMENT
BUCAREST
Accueil-Bucarest
Cinéma
Resto
Voyages
Agenda
Pratique
Les Bons Plans
Le pense bête
Les Archives
Petites Annonces
NOS SERVICES
La Newsletter
Les Archives
Ouvrir une Edition
Petites Annonces
Nos forums
La bourse en vidéo
L'annuaire Expat
un problème avec la newsletter?
VOYAGER PRATIQUE
Avec notre partenaire TV5.org
Horloge Universelle
Indicatifs Tel
Tailles habillement

Convertisseurs
Farenheit/Celsius
Distances
Livre/Kilo
 
 
DERNIERS ARTICLES DES LOCALES
Content © 2007 lepetitjournal.com